Mieux connaître les allergies respiratoires
Les allergies respiratoires sont consécutives à l’exposition à un allergène particulier, chez des sujets le plus souvent prédisposés de par leur terrain génétique, en particulier dans le cas de l’asthme allergique. Moins grave et moins invalidante, la rhinite allergique n’en reste pas moins désagréable en particulier au printemps, période de pollinisation intense. Tour d’horizon des principales allergies respiratoires.

L’asthme allergique
Maladie des bronches fréquente (10 à 15% des enfants et 5% des adultes en sont atteints), l’asthme possède dans environ 50% des cas une origine allergique.
L’apparition d’un asthme allergique serait favorisée par le mode de vie urbain, à forte concentration en allergène due au chauffage central et à l’isolation des habitations. Elle possède également une part génétique certaine : en effet, les antécédents familiaux sont fréquents, et l’atopie prédisposerait à cette pathologie.
L’exposition à un allergène durant l’enfance est à l’origine des symptômes respiratoires. Il peut s’agir de pneumallergènes (acariens, moisissures, pollens), ou de trophallergènes (allergènes alimentaires : œuf, lait, arachide…). Chez l’adulte, la survenue d’un asthme allergique peut être consécutive à une exposition professionnelle à certaines substances, à l’origine de 10 à 15% des asthmes : il en existe 250, qui peuvent donner droit à la reconnaissance de l’asthme en maladie professionnelle.
Les symptômes de l‘asthme allergique sont les mêmes que ceux de l’asthme non allergique : dyspnée expiratoire, crises nocturnes ou à l’aube, entraînant de fréquents réveils, expectoration perlée. Mais les crises se caractérisent par leur déclenchement consécutif à l’exposition à l’allergène responsable.
La rhinite allergique
La rhinite allergique est très fréquente et en constante augmentation ces dernières années. Elle est souvent associée à d’autres maladies d’origine allergique : dans 20% des cas, elles sont associées à un asthme.
La rhinite allergique se manifeste par une obstruction nasale souvent bilatérale, accompagnée d’éternuements en salve et d’une rhinorrhée aqueuse (écoulement nasal clair).
Un larmoiement avec prurit nasal et oculaire est fréquent.
Les examens complémentaires
En cas de suspicion de pathologie allergique, on a recours à des tests cutanés : le prick-test.
L’application de plusieurs allergènes au niveau cutané permet de déterminer celui qui est responsable des symptômes, lorsqu’une papule apparaît à l’endroit où il a été appliqué : on parle de réaction positive.
Des dosages biologiques permettent de rechercher une hyper-éosinophilie, témoin d’une réaction allergique, ou de doser les IgE spécifiques de l’allergène (anticorps dirigés contre l’allergène).
Pour l’asthme allergique on peut dans certains cas avoir recours à des tests de provocation spécifique ; ils sont réalisés en milieu hospitalier car non sans danger.
La rhinoscopie antérieure, réalisée en cas de rhinite allergique, permet de retrouver une hypertrophie de la muqueuse nasale, ainsi qu’une hypersécrétion. La recherche d’une hyperéosinophilie nasale par la réalisation d’un frottis ou brossage nasale peut présenter un intérêt.
Les tests de provocation nasale, enfin, permettent d’évaluer la réactivité de la muqueuse nasale à un allergène donné.
Les traitements des allergies respiratoires
Le traitement de l’asthme allergique consiste tout d’abord en l’éviction de l’allergène incriminé.
Une désensibilisation spécifique est entreprise dans les cas où la responsabilité d’un allergène et d’un seul est assurée. Elle est réalisée par une injection sous-cutanée d’allergène à doses croissantes, ou par une administration par voie orale.
En plus de cela, un traitement de fond de l’asthme sera institué.
La rhinite allergique est traitée par des anti-histaminiques, et dans les formes sévères et gênantes, des corticoïdes par voie générale en cure courte. Dans de rares cas on peut avoir recours à un traitement chirurgical.
L’asthme allergique et la rhinite allergique, bien que différents par leur présentation, sont souvent provoqués par les mêmes causes. Il est important de rechercher l’allergène à leur origine, en particulier dans le cas de l’asthme allergique, car le traitement passe par son éviction de l’environnement, permettant ainsi d’éviter ces symptômes dont on se passerait bien…
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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