La rhinite allergique
La rhinite allergique est une affection très répandue. Sa forme saisonnière (rhume des foins) se révèle à l’arrivée des beaux jours, mais elle peut également être permanente. Elle a souvent un retentissement important sur les activités quotidiennes, professionnelles et scolaires.
Démangeaisons, éternuements, écoulement nasal et obstruction du nez sont le lot quotidien de 20% des français qui sont atteints de rhinite allergique. Tous ces symptômes sont réversibles spontanément ou sous traitement médical.
Plusieurs facteurs déclenchants
La rhinite allergique est une allergie respiratoire provoquée par le contact de certains allergènes avec la muqueuse du nez ou de la bouche. Il peut s’agir de pollens, d’acariens ou de poils d’animaux qui déclenchent des éternuements, une obstruction nasale, des écoulements et démangeaisons, parfois une diminution de l’odorat transitoire. Cette réaction allergique est déclenchée initialement par la présence dans l'air des pollens (dont la nature et la quantité varient suivant les saisons), les conditions d’habitation (moquette, couette et oreiller, revêtement mural) et la présence d’animaux domestiques. Cependant elle peut entraîner une un hypersensibilité des muqueuses nasales et buccales, qui re-déclenchera les symptômes lors de l’exposition au tabac ou à certaines odeurs fortes, même en l’absence de pollens ou d’acariens.
Cette affection se déclare généralement dans l’enfance, et touche garçons comme filles. Le risque allergique d’un enfant dépend notamment de ses parents. Ce risque est estimé à 30% si un des parents est allergique, il passe à 50% si les deux parents sont atteints. Dans 20% des cas la rhinite allergique est associée à de l’asthme, ces maladies faisant partie d’un regroupement de maladies allergiques dites atopiques.
Premier traitement simple et efficace : supprimer les allergènes !
La première étape du traitement est prioritaire et consiste en la suppression des facteurs déclenchants ou aggravants, notamment l’arrêt du tabac (actif ou passif), la lutte contre les acariens et l’évitement des animaux allergisants.
Dans la maison, il sera préférable de maintenir une température aux alentours de 20°C, d’aérer régulièrement les pièces et d’éviter les animaux à plumes ou à poils. Le matelas sera enveloppé d’une housse anti-acariens, les draps lavés une fois par semaine et on évitera l’accumulation de peluches dans la chambre de l’enfant (les laver régulièrement). Le contact étroit avec les animaux est à déconseiller, mais un lavage hebdomadaire des animaux réduit leur potentiel allergisant.
Le traitement de base des rhinites intermittentes ou légères consiste en des anti-histaminiques (cétirizine ZYRTEC, loratadine CLARYTINE). Certaines de ces molécules ont une action sédative, et sont donc à prendre avant le coucher, et après la conduite de véhicules.
Pour les formes plus graves ou résistantes au traitement, les corticoïdes par voie nasale (budésonide RHINOCORT, triamcinolone NASACORT) sont utilisés.
La désensibilisation est envisagée chez les sujets jeunes allergiques à une seule substance (principalement les acariens, les poils de chats ou certains pollens) avec des symptômes très gênants. Elle est prescrite par un allergologue, et consiste en des injections sous-cutanées répétées de doses croissantes d’allergène.
La rhinite allergique est une affection fréquente, sous-diagnostiquée et handicapante. Mais son traitement est assez simple. Il consiste en la suppression des facteurs allergisants, et en un traitement médical à base d’anti-histaminiques. Cette maladie est souvent associée à l’asthme.
Christophe Coste
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)
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