La fibroscopie bronchique
A l’occasion d’une toux prolongée dans un contexte infectieux, ou de crachats sanglants d’origine pulmonaire (hémoptysie), votre médecin peut être amené à prescrire la réalisation d’une fibroscopie bronchique.
L’observation de certaines anomalies sur une radiographie pulmonaire constitue également un motif de réalisation d’une fibroscopie bronchique, afin d’en déterminer la nature exacte.
La fibroscopie bronchique est examen permettant de visualiser l’intérieur des bronches et de la trachée, qui font partie du système respiratoire.
Le fibroscope est un appareil muni d’une fibre optique associée à une source lumineuse, placées au bout d’un tube, qui peut être souple ou rigide. Pendant l’exploration, les images obtenues sont visualisées sur un écran vidéo : ainsi, le médecin observe la paroi bronchique en temps réel et cela permet de guider l’endoscope dans son trajet dans les voies aériennes.
L’examen est réalisé par un pneumologue, et nécessite une anesthésie générale (et donc une consultation préalable avec un médecin anesthésiste) lorsqu’il est effectué à l’aide d’un fibroscope rigide.
Dans les autres cas, une anesthésie locale à l’aide d’un gel placé au fond de la gorge est nécessaire : elle permet de diminuer la gêne occasionnée par le passage de l’endoscope.
L’examen dure une vingtaine de minutes environ : le pneumologue introduit le tube par le nez ou la bouche, et le fait descendre le long des voies respiratoires, jusqu’à atteindre les bronches.
Il peut ainsi visualiser les éventuelles anomalies de la paroi bronchique, et déterminer les causes de la toux, de l’hémoptysie ou des images anormales sur la radiographie pulmonaire. Les principaux éléments recherchés sont la présence d’une tumeur bronchique, d’un corps étranger ou de signes d’infection.
Quand cela est nécessaire, des prélèvements sont effectués à l’aide d’une pince ajoutée à l’endoscope, avant d’être envoyés en laboratoire où ils seront analysés.
Lorsque le médecin suspecte une maladie inflammatoire, il réalise un lavage alvéolaire afin d’obtenir la composition cellulaire exacte.
La réalisation d’une fibroscopie bronchique nécessite d’être à jeun depuis au minimum 4 heures avant l’examen, avec si possible, un arrêt du tabac dans les jours précédents. Une prise de sang est également nécessaire et permettra de réaliser un bilan de coagulation.
Bien que peu agréable, cet examen présente très peu de risques et se révèle indispensable dans bien des cas pour poser ou confirmer un diagnostic.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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