La myélographie
Dans le cadre des compressions médullaires, on préférera les techniques d’imagerie par résonance magnétique (IRM), qui permettent rapidement de
- localiser la lésion
- préciser la nature de la compression : tumeur, os, traumatisme
- et apprécier le retentissement sur le système nerveux : souffrance médullaire plus ou moins intense
La myélographie est délicate en cas de syndrome d’hypertension intracrânienne, lié à l’augmentation de la pression du liquide céphalo-rachidien par une tumeur par exemple, qui prend une place croissante dans un espace de taille limitée (boîte crânienne et canal médullaire), et qui associe céphalées, vomissements en jets, troubles de la vigilance (coma) et baisse de l’acuité visuelle. L’injection sera limitée et progressive. Si cela est possible, on privilégiera une IRM cérébrale et médullaire.
Déroulement de l’examen
Il s’agit d’un examen de radiologie conventionnelle, mais il est principalement réalisé dans des centres de taille importante (CHU).
L’examen se déroule dans des conditions d’asepsie parfaite. Après anesthésie locale (patch emla), un cathéter est introduit dans le bas du dos, à la hauteur de la partie supérieure des os iliaques, pour réaliser une ponction lombaire. C’est le seul moment désagréable et/ou douloureux de l’examen. Le produit de contraste radio-opaque est ensuite introduit par ce cathéter. Une fois le produit injecté, le cathéter est retiré, et se succèdent des séries de clichés radiographiques.
Après une ponction lombaire ou une myélographie peut survenir le syndrome « post-ponction lombaire » qui se présente sous la forme d’un syndrome méningé modéré (céphalées, nausées, vomissements). Le maintien de la position allongée quelques heures permet en général de prévenir sa survenue.
La myélographie est un examen de radiologie de plus en plus supplanté par les techniques d’IRM médullaire. Il conserve quelques indications, notamment la suspicion de kystes méningés.
Christophe Coste
Validé par le Dr Eric LIM
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