La ponction lombaire
La ponction lombaire est un examen médical, pratiqué à l’aide d’une aiguille par un médecin, et qui consiste à prélever le liquide céphalo-rachidien (LCR).
Elle permet d’analyser le liquide situé entre les méninges qui entourent la moelle épinière, le tout situé dans la colonne vertébrale.

La ponction lombaire est réalisée principalement en cas de suspicion de méningite, mais aussi d’autres infections du système nerveux central, d’hémorragie intracrânienne, ou pour mesurer la pression du LCR, injecter certains médicaments ou anesthésiques, du produit de contraste en cas de réalisation d’une radio.
Elle nécessite des conditions d’asepsie strictes (gants, masque et champ stériles, désinfection de la peau…), et doit être réalisée avant toute prise d’antibiotiques (surtout en cas de suspicion de méningite).
Lorsqu’elle n’est pas pratiquée en urgence, les nausées peuvent être évitées par un jeûne dans les 3 heures précédant l’examen.
Une anesthésie locale est souvent réalisée, par la pose d’une pommade ou d'un patch anesthésiants ou une injection sous-cutanée d’un anesthésique local dans la zone de ponction.
La ponction lombaire s’effectue en position allongée sur le côté (dite en chien de fusil) ou assise au bord du lit, le dos étant le plus arrondi possible : le plus souvent, le patient se cale à l’aide d’un gros oreiller situé sous la poitrine.
Le médecin repère alors le point de ponction (l’endroit où il va piquer) : il se situe généralement entre la 4ème et 5ème vertèbre lombaire. Il n'y a pas de risque de léser la moelle épinière à ce niveau car elle se termine plus haut.
Une fois l’aiguille introduite, le liquide coule au goutte-à-goutte : le LCR est normalement qualifié d’ «eau de roche », c’est-à-dire qu’il est incolore, mais il peut être purulent en cas de méningite bactérienne ou rouge/rosé en cas d’hémorragie intracrânienne.
Le LCR est prélevé dans des tubes (au moins 3 tubes de 1mL), qui doivent rapidement être envoyés au laboratoire afin d’être analysés : un examen cytologique (des cellules, en particulier des globules blancs en cas d’infection présumée), et biochimique (mesure de la glycorachie, de la protéinorachie, des ions chlorure), ainsi que la recherche de germes (méningocoque, pneumocoque, listéria…) sont effectués, afin de poser le diagnostic précis.
En cas de besoin, la pression du liquide céphalo-rachidien est mesurée, et l’aiguille peut ensuite être retirée.
L’examen n’est pas long, il est indolore avec l'anesthésie locale mais peut se révéler parfois assez désagréable surtout du fait de l'appréhension qu'il suscite chez le patient.
Il est nécessaire de rester en position allongée plusieurs heures après la ponction afin de permettre à la brèche méningée de se refermer.
Des maux de tête sont possibles surtout si l'on n'a pas respecté le repos allongé après la ponction, ainsi qu’une douleur au niveau de la zone de ponction, mais ils sont minimes comparés à l’aide précieuse apportée au diagnostic par la ponction lombaire.
Il existe enfin quelques contre-indications à cet examen : l’existence de troubles de la coagulation, d’une hypertension intracrânienne, ou d’une infection cutanée conduisent à ne pas réaliser de ponction lombaire.
Elodie Le Royer
Validé par le Dr Jean-Marc Bouzeran
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