Faire l’amour : quand est-ce le bon moment ?
Il n’y a pas de règle d’or concernant le premier soir. Tout dépend de la personnalité de chaque individu. Il y a cependant une chose à respecter quoi qu’il arrive.
L’acte sexuel n’est pas anodin. Même s’il s’agit d’un « coup d’un soir », chacun des protagonistes doit être sûr et certain d’une chose : il doit en avoir envie.
Il ne s’agit pas de coucher avec son partenaire dès le premier soir uniquement pour lui faire plaisir. Faire l’amour est quelque chose qui se partage à deux. Les deux doivent donc le vouloir. Si l’un des deux hésite, mieux vaut repousser à une autre fois. Rien ne presse…
Si l’autre ne veut pas attendre, tant pis pour lui : mieux vaut le laisser partir, quitte à le perdre. Il ne faut pas se faire violence pour coucher avec lui : l’acte sexuel qui doit être quelque chose de beau et d’agréable deviendrait alors contraint ? Certainement pas ! La sexualité doit toujours être consentie.
Il est donc indispensable que la première fois, qu’elle ait lieu au cours du premier, deuxième, troisième…ou du 15ème rendez-vous, se fasse parce que le couple en a réellement envi. Qu’il s’agisse d’une relation sérieuse ou fugace, les deux individus doivent le désirer.
Les jeunes adultes doivent donc suivre leurs envies sans se laisser influencer par les jugements. Il s’agit de leur vie privée, elle ne concerne qu’eux.
Les jeunes filles plus soumises au tabou du premier soir que les jeunes hommes ?
C’est connu, lorsqu’un homme couche ici et là, c’est un Don Juan et quand il s’agit d’une fille c’est une fille facile.
Cette différence homme / femme est liée à notre société très emprunte de religion. L’homme a ainsi été longtemps considéré comme supérieur à la femme.
Les choses ont changé, et elles changent encore… Cependant, du chemin reste encore à parcourir puisque les expressions pour désigner le même comportement pour un homme et une femme ne sont pas les mêmes : celles concernant les hommes sont plutôt flatteuses tandis que celles pour les femmes sont plutôt avilissantes.
Les adolescentes en subissent dès lors toutes les conséquences. Elles sont souvent bien peur de ce que pourront dire les filles mais surtout les garçons de leur comportement.
Il est bien dommage qu’un tel regard empêche l’épanouissement des jeunes femmes. Heureusement, tous les adolescents ne sont pas misogynes et respectent les adolescentes. Un juste milieu est à trouver entre les hommes et les femmes, entre les tabous et la perception des autres.
Peu à peu, l’adolescence s’estompera et avec elle les plus lourds tabous qui pèsent sur les esprits. Les adolescents, se rendront compte, au fur et à mesure, que le monde des adultes n’est pas aussi dur qu’ils le pensent envers la sexualité des individus…dès lors qu’ils restent dans la norme (sexualité conventionnelle et non déviante).
L’adolescence correspond à un monde de changements physiques et mentaux : ainsi la sexualité apparaît, se développe, mais avec elle, les jugements. Les adolescents ont donc du mal à savoir comment réagir le premier soir : coucher ou pas coucher ?
Sophie Noachovitch
Validé par le Dr Frédéric Amarger
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