Le SIDA en questions
L’évolution et les complications du VIH

Après la phase de primo-infection survient la phase d’état. L’infection est alors chronique, le virus se réplique, mais il existe une phase asymptomatique, la plus longue dans l’évolution de la maladie.
Il existe des formes symptomatiques mineures, dues à une atteinte du système immunitaire, qui se traduisent par des signes généraux (altération de l’état général avec fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids importante, diarrhée…) et des signes cutanés (zona, candidose buccale, dermite séborrhéique…).
Lorsque l’immunodépression est sévère, c’est-à-dire que le taux de lymphocytes T CD4 est très bas, les infections opportunistes se développent, de même que des cancers : c’est à ce moment là que l’on parle de Sida.
Ce stade survient en l’absence de traitement ou en cas d’échec thérapeutique.
Les pathologies opportunistes les plus fréquentes sont représentées par :
- la pneumocystose, qui est une infection pulmonaire
- la toxoplasmose cérébrale, à l’origine d’abcès cérébraux
- l’infection à CMV (cytomégalovirus), avec des atteintes oculaires, digestives et neurologiques
- la tuberculose
- le sarcome de Kaposi (cancer cutané)
- les lymphomes
Elles sont souvent sévères en raison de l’affaiblissement du système immunitaire, et requièrent toutes un traitement spécifique.
Le traitement de l’infection par le VIH
Le traitement est instauré en fonction du taux de lypmphocytes T CD4 et de la charge virale, ou en cas de manifestations cliniques liées à l’immunodépression.
Les traitements visent à réduire au maximum la réplication virale, et à permettre une restauration du système immunitaire : le virus n’est pas éradiqué, il est toujours présent dans l’organisme. Ils permettent de diminuer le risque d’infection opportuniste, la vitesse d’évolution de la maladie et donc la mortalité.
En règle générale, on a recours aux trithérapies, qui sont constituées par l’association de plusieurs molécules : les antirétroviraux utilisés sont les analogues nucléosiques inhibiteurs de la transcriptase inverse, les inhibiteurs non nucléosidiques et les inhibiteurs de protéase.
Ils comportent des effets secondaires, mais doivent être pris le plus rigoureusement possible, sous peine de favoriser des résistances.
Il existe également des traitements préventifs de l’apparition de certaines maladies opportunistes (pneumocystose, toxoplasmose), et certaines vaccinations (pneumocoque, hépatites) peuvent être recommandées.
Le suivi de la maladie se fait par des consultations médicales et des bilans réguliers : l’efficacité des traitements est évaluée par la clinique (poids, symptômes éventuels) et par la mesure de la charge virale et du taux de lymphocytes T4.
Malgré l’amélioration des traitements, le sida reste une maladie mortelle, que l’on ne peut pas guérir : il est important de rappeler qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement curatif et aucun vaccin. C’est pourquoi la prévention joue un rôle primordial, qui passe avant tout par l’usage du préservatif lors des rapports sexuels. Le dépistage en cas de doute est important pour prévenir les infections à un tiers et permettre une initiation précoce du traitement, gage de son efficacité.

Pour soutenir la recherche : appelez le 110 ou allez sur le site http://www.sidaction.org/
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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