Tout le monde est fétichiste !
Longtemps considéré comme une perversion sexuelle voire une pathologie, le fétichisme fait aujourd’hui tomber tous les tabous. Il conquiert tous les domaines de la société, des objets courants en passant par les plus excentriques. Explications de ce phénomène, pas forcément inquiétant…

Obsession des chaussures, des chevilles, du vinyle, les domaines du fétichisme sont très variés et changent d’un pays à l’autre. Découvrez cette autre perception de la sexualité.
Vous avez dit fétichisme ?
Le fétichiste est une personne qui associe un objet, un look, une situation particulière à son désir sexuel. Ce terme vient du mot « fétiche », qui sont des objets ou statuettes à qui on attribue un pouvoir exceptionnel voire surnaturel. Il s’agit donc ici d’un pouvoir de suggestion érotique puissant.
Les fétichistes ne peuvent pas être discernables instantanément. La variété de leurs attirances ne permet pas de les catégoriser. Les plus courants sont les rétifistes qui sont excités par des chaussures, les altocacophistes le sont par des talons hauts et les doraphilistes par des vêtements en vinyle. Mais d’autres personnes peuvent être fétichistes des lunettes, de la couleur des cheveux, des odeurs qu’elles soient bonnes ou mauvaises.
N’étant pas considéré comme une pratique sexuelle handicapante, les fétichistes vivent librement leur obsession d’autant plus que, dans la plupart des cas, elle n’est lié à aucun traumatisme, comme beaucoup de psychologues l’ont longtemps pensé. Elle ne fait appel à un traitement que lorsque l’individu est dépassé par son fétichisme, qu’il le fait souffrir et devient une gêne profonde dans sa vie quotidienne. Le psychiatre pourra alors proposer à son patient de suivre une thérapie comportementale et cognitive (TCC) ou une psychothérapie qui permettra de mettre en évidence l’origine du traumatisme qui a engendré le fétichisme.
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