La sodomie : une question de consentement mutuel
Appréciée des hommes et souvent un peu moins des femmes, la sodomie est une pratique sexuelle aussi excitante que taboue, qui consiste à introduire la verge dans l’anus de la (ou du) partenaire. Comment bien s’y prendre ? Quels sont les risques ? Nos réponses à vos questions.

Le terme sodomie peut prêter à confusion puisqu’il peut s’associer à sodomites (personnes pratiquant la pénétration anale) et les habitants de la ville de Sodome, qui ont vu leur ville détruite par Dieu, à cause de leur trop gros penchant pour le sexe. Dans la Rome antique, sodomiser un esclave était une preuve de domination pour le maître, et encore en France, où jusqu’au VIIIème siècle, la pratique de la sodomie pouvait mener à la prison voire au bûcher. Et jusqu’en 2003, cette pratique (même entre adultes consentants) était aussi punie par la loi, dans plusieurs états américains. La sodomie reste donc encore très taboue…
En quoi consiste la sodomie ?
La sodomie est une pratique particulière qui diffère grandement de la simple pénétration vaginale, plus naturelle. Il s’agit ici d’introduire la verge de l’homme en érection dans l’anus et de reproduire un mouvement de va et vient, avec ou sans éjaculation.
Pour varier les plaisirs, la sodomie peut se pratiquer en levrette (l’homme est positionné derrière à la femme), à genoux ou à plat ventre, tout en stimulant aussi le clitoris de la femme. Cela peut se faire avec la position dite « en cuillère », c’est à dire que l’homme est placé derrière la femme allongée mais sur le côté. Enfin, la plus «directe» reste l’amazone. La femme est assise sur le sexe de l’homme. Tout dépend de la sensibilité de la femme et de l’expérience du couple face à cette pratique.
Pourquoi l’anus est-il une zone érogène ?
L’anus est une zone génitale emplie de nerfs et donc très érogène et sensible aux caresses, surtout lorsqu’elles sont associées à des baisers sur le pénis ou le clitoris. Hormis la verge, le doigt peut aussi être introduit dans l’anus lors d’un coït traditionnel (avec une pénétration vaginale). Pour certains hommes, cela équivaut à masser la prostate et à activer le plaisir et la jouissance. Le sphincter anal étant plus serré que le vagin, la verge est donc plus comprimée. La jouissance vient alors plus rapidement du côté masculin.
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