Le cannabis et la loi
À l’heure actuelle, environ 450 000 personnes fument quotidiennement du cannabis. Ces usagers, âgés principalement de moins de 35 ans, négligent bien souvent le fait que le cannabis est une drogue. Dès lors, le trafic et l’usage de stupéfiant étant réprimé par la loi, celui du cannabis l’est aussi. Explications...

Bien que l’évolution des mœurs nous montre que la consommation du cannabis est en train de se stabiliser, la répression dont elle fait l’objet à tendance à s’accentuer. Mais même mineurs, ils ne sont pas à l’abri de la répression. Comment évolue la consommation du cannabis en France ? Quels sont ses effets sur la conduite ? Comment fonctionne la répression en théorie et en pratique ?
L’évolution progressive des mœurs
Comme le montre la récente étude menée par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) lors de la journée d’appel à la défense (JAPD), les jeunes fument moins mais boivent plus. En effet, le tabagisme est en baisse depuis les années 2000. L’augmentation du prix du tabac commence à faire son effet.
Quant à la consommation d’alcool, elle ne cesse de croître. Aujourd’hui, environ 70% des jeunes de 17 ans disent avoir connu l’ivresse au cours du dernier mois.
Concernant l’expérimentation du cannabis, elle est en légère baisse chez les garçons alors qu’elle a tendance à augmenter chez les filles. On remarque d’ailleurs que le point culminant de l’expérimentation du cannabis fut au cours de l’année 2003 où plus de 50% des jeunes de 17 ans estimaient avoir déjà testé. On retrouve aujourd’hui une certaine stabilisation, comme en 2000 où moins de 45% des jeunes disaient avoir déjà essayé.
Cette relative diminution est cependant à relativiser. Les jeunes qui consomment du cannabis le font de plus en plus tôt. De plus, les produits utilisés sont entre 2 à 5 fois plus nocifs qu’en 1970. Seule l’expérimentation à donc tendance à diminuer : la consommation régulière n’a fait qu’augmenter depuis les années 2000. Selon l’OFDT, la France fait partie des 3 pays les plus consommateurs de cannabis en Europe…
Conduite et cannabis
Chaque année, plus de 230 personnes meurent sur les routes à cause du cannabis. Le gouvernement favorise de plus en plus les contrôles par prise de sang ou par prélèvement d’urine. Mais le cannabis pose problème : les molécules de THS (tétrahydrocannabinol : la principale molécule active) restent présentes dans les urines pendant plus d’un mois après avoir consommé du cannabis. Lors d’un contrôle, les forces de l’ordre ne prennent donc en compte que les résultats de l’analyse sanguine. Si le test est positif, la personne contrôlée pourra se voir confisquer son permis de conduire pour une durée n’excédant pas 72 heures. Dans les cas les plus graves, et ce depuis la loi du 3 février 2003, la conduite sous l’emprise de stupéfiant peut être punie d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et de 4500 euros d’amende.
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