L’euthanasie en questions
En Europe : diversité et liberté
À l’opposé de la position française, certains pays acceptent, évidemment sous conditions, le recours à l’euthanasie. Ainsi la Belgique, les Pays-Bas et récemment le Luxembourg, sont favorables à l’euthanasie active. De manière plus nuancée en Allemagne et au Danemark, l’euthanasie passive, caractérisée cette fois par l’arrêt total des soins, est autorisée à la demande du patient. En Suisse, l’aide au suicide n’est plus une infraction si elle est réalisée par un médecin. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’il existe des associations d’aide à l’accès au suicide assisté, telles que Exit Suisse ou encore Exit International…
Par contre, certains pays rejoignent la position française et s’opposent farouchement à l’acceptation de l’euthanasie : Norvège, Finlande, Angleterre, Italie. Il existe donc désormais deux camps et cela provoque certaines dérives : récemment, des ressortissants finlandais sont allés jusqu’en Suisse pour bénéficier du « droit de mourir dans la dignité ».
Bien qu’interdite en France, les médecins « auteurs d’euthanasie » sont le plus souvent condamnés à des peines symboliques. Cela montre bien le climat actuel qui règne dans notre pays : plus de 90% des français sont pour la légalisation de cette pratique mais il est difficile pour le gouvernement et le parlement de créer une loi, à valeur universelle et générale, alors que les affaires d’euthanasie doivent être traitées au cas par cas…
Vincent Lescuyer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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