Grossesse et travail, ce qu’il faut savoir
L’inégalité homme/femme, qui existe au sein du secteur privé des entreprises, est souvent justifiée par l’éventuelle grossesse qui pourrait venir « gêner » la carrière des employées. Cependant vous avez des droits auxquels aucun employeur ne peut déroger.
Lorsqu’une femme se rend compte qu’elle est enceinte, elle prend conscience des « difficultés » que cette période va susciter pour sa carrière professionnelle. Heureusement, le droit français vous assure un régime sécurisé tant pendant la grossesse, qu’après l’accouchement.

Grossesse et sécurité de l’emploi
Si vous n’avez pas encore d’emploi et que lors de votre grossesse, vous devez passer des entretiens, sachez que vous n’êtes pas obligées de déclarer votre état. Et même si vous devez passer une visite médicale avec le médecin du travail, celui-ci est tenu par le secret médical et ne pourra donc pas révéler votre grossesse à votre employeur. La grossesse ne peut d’ailleurs pas être une cause d’interruption de période d’essai.
Si vous avez déjà un emploi lorsque vous tombez enceinte, et que vous ne voulez pas continuer à travailler pendant votre grossesse, vous pouvez quitter votre travail sans préavis et sans autre justification que votre état de santé. Mais en faisant cela, vous vous privez de la possibilité d’être reprise dans cette entreprise à la fin de votre congé maternité.
Inversement, si vous désirez continuer à travailler, faites parvenir à votre employeur, dès le 3ème mois de grossesse, un pli en recommandé avec accusé de réception contenant une lettre expliquant votre état ainsi qu’une ordonnance prévoyant la date prévue de l’accouchement. Dès la réception de ce document, votre employeur ne pourra pas vous licencier pour ce motif et ce, même pendant les 4 mois qui suivent l’accouchement. Cependant, vous pourrez toujours faire l’objet d’un licenciement si vous avez commis une faute lourde dans le cadre de votre emploi, ou si des conditions économiques (faillite de l’entreprise) le justifie. Il faut d’ailleurs savoir que pendant toute la durée de votre congé maternité, vous ne pouvez faire l’objet d’aucun licenciement.
Dès la fin de ce congé, votre retour dans l’entreprise est évidemment possible. Vous devrez réintégrer un poste équivalent à votre ancien emploi, tant sur le point de la rémunération que de la qualification. Un examen médical après les 8 premiers jours sera alors prévu afin de voir si votre poste ne vous pose aucun désagrément.
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