Grossesse et travail, ce qu’il faut savoir
Grossesse et aménagement du temps de travail
Dès que votre état de santé a été déclaré à votre employeur, vous avez l’autorisation de vous absenter pour l’ensemble des examens médicaux nécessaires au suivi de la grossesse. Ces absences ne donneront lieu à aucune réduction de salaire. D’ailleurs, certaines entreprises prévoient des aménagements contractuels du temps de travail vous permettant de vous rendre aux examens médicaux, et suite à l’accouchement, d’allaiter votre enfant.
En l’absence de convention préalable, il vous est autorisé d’allaiter votre enfant au milieu de votre journée de travail, durant des pauses de 30 minutes. En dehors de ces aménagements, un employeur ne peut faire travailler une femme enceinte plus de 10 heures par jour ou entre 21 heures et 6 heures du matin (travail de nuit). De plus, tout travail incompatible avec votre état ne peut vous être imposé (manipulation de produit dangereux, travaux difficiles, etc.).
Si votre employeur ne peut vous faire éviter tous ces désagréments, deux cas s’offrent à lui : soit il vous propose une mutation dans un autre service compatible avec votre état. Soit il vous propose de rompre votre contrat de travail tout en continuant à vous rémunérer jusqu’à la fin de votre congé maternité. Dans un tel cas, vous ne perdez pas la possibilité d’être reprise à la fin de votre congé maternité. Enfin, un employeur ne peut pas vous demander d’écourter la durée de votre congé maternité.
Grossesse et travail ne sont donc pas incompatibles. Malgré les injustices que subissent certaines femmes travaillant dans le privé, la législation française leur accorde des droits opposables aux exigences de leur employeur…
Vincent Lescuyer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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