Parents homosexuels : aucune différence !
Depuis 1981, date de la 1ère Gay pride en France, les mentalités évoluent peu à peu. Pour l’année 2008, 14 grandes villes ont répondu à l’appel des organisations de lutte contre la discrimination et accueilleront la Gay Pride (Angers, Tours, Nantes, Montpellier, Lille, Lyon, Strasbourg, Paris, Bordeaux, Marseille, etc.).
Dans d’autre pays de l’Union Européenne, les mentalités ont déjà largement changé. Prenons l’exemple de l’Espagne, où désormais le mariage homosexuel est accepté. De plus, et pour éviter que les enfants avec deux papas ou deux mamans soient mal vus par leurs camarades, le Ministère de l’Education Espagnole a mis en place une nouvelle matière : l’éducation pour la citoyenneté. Ce nouvel enseignement aura pour but principal d’enseigner l’égalité et la tolérance aux jeunes enfants. Espérons que l’influence de ce pays limitrophe se fera rapidement.
Homoparentalité = hétéroparentalité !
Une récente étude menée par un professeur du CHU (centre hospitalier universitaire) de Bordeaux a démontré que les enfants de parents homosexuels ne présentaient aucun trouble psychologique. Ces enfants étaient soit l’enfant légal d’un des membres du couple, soit issus d’une insémination artificielle ou obtenus grâce une mère porteuse, et certains même avaient été adoptés. Quelque soit le mode de conception de ces enfants, l’étude a permis de montrer deux choses au-delà de l’absence de trouble psychologique chez les enfants : ils sont plus actifs et plus à même d’exprimer leurs émotions mais par contre, ils sont plus timides que les enfants issus de famille hétéro parentale. Cela s’explique sûrement par le fait que les sociétés n’ont pas encore réellement évoluées en France, du moins pas partout. Cependant, l’étude montre que les parents homosexuels sont conscients de leur « différence » avec les familles dites classiques et certains n’hésitent pas à faire appel à un pédopsychiatre. L’Homoparentalité rimerait donc avec sensibilité et anxiété tant que les mœurs n’auront pas évolué ?
La loi et l’adoption
Aujourd’hui, seulement deux pays de l’Union Européenne reconnaissent le droit pour un couple homosexuel d’adopter un enfant (Les Pays Bas et l’Espagne), alors que 9 pays membres (Angleterre, Belgique, Allemagne…) permettent seulement à un couple homosexuel de partager l‘autorité parentale.
En France, et selon l’article 343-1 du code civil : « L’adoption peut être demandée par toute personne âgée de plus de 28 ans. » Alors que la Convention Européenne des Droits de l’Homme ne reconnaît pas un véritable droit à l’adoption, elle a récemment déclaré dans une décision récente que la différence de traitement, dans le cadre d’une demande d’adoption, subie par une mère lesbienne constituait « une discrimination au regard de la Convention […] ». La cour de cassation n’accepte cependant toujours pas de reconnaître une adoption effectuée par un couple homosexuel.
Toutefois, et ce depuis une décision en date du 24 février 2006, la France a rejoint les pays tel que l’Angleterre en considérant « qu'il était de l'intérêt des enfants de déléguer partiellement l'exercice de l'autorité parentale dont la mère est seule titulaire à sa compagne et de le partager entre elles ». Un petit pas pour les homosexuels, un grand pas pour la position française…
Alors que les juridictions commencent seulement à évoluer sur le terrain de l’adoption, elles refusent encore toujours d’accepter l’insémination artificielle pour les couples homosexuels. De plus, et alors que rien n’interdit l’adoption dans la loi, ce sont encore et toujours les mentalités qui bloquent l’évolution. Espérons que le temps fasse son effet…
Vincent Lescuyer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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