La meilleure solution consiste à quitter le domicile familial au plus vite dès que ces violences apparaissent. Il ne faut pas pardonner la 1ère gifle ou la 1ère insulte : lorsqu’un cercle vicieux se met en place, il est très difficile d’en sortir.
Cette première solution revient alors à en parler avec des proches qui pourront sûrement vous aider et vous héberger. Ne pas oublier également les services de protection maternelle et infantile (PMI), les services sociaux, la police ou la gendarmerie, tous sont là pour recueillir vos plaintes et surtout vous aider.
Si parce que vous n’osez pas dévoiler au grand jour « l’échec » de votre couple, contactez le 3919 du lundi au samedi de 8h à 22h et les jours fériés de 10h à 20h. La Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) pourra alors vous conseiller sur les démarches à suivre et les possibilités d’accueil de l’un de ses centres.
Si vous ne voulez pas quitter votre conjoint, que malgré tout vous aimez, pensez à vous et à vos enfants, dites vous bien que cela n’est en aucun cas une relation normale de couple.
Si le pas à franchir vous parait trop dur, contactez un psychologue et expliquez-lui la situation. Ce tiers sera alors compétent pour vous éclairer sur la véritable nature de votre situation et vous fera peut-être changer d’avis.
Le voisinnage doit intervenir ou alerter les associations !
Si vous ne voulez pas quitter le domicile familial parce que vous estimez que ce n’est pas à vous de le faire, contactez au plus vite un avocat et dans l’hypothèse où des poursuites pourraient avoir lieu :
- Allez porter plainte au commissariat le plus proche ou, si vous ne pouvez ou vous ne voulez pas vous déplacer, vous pouvez le faire par courrier directement au procureur de la république basé à la cour d’appel du ressort de votre domicile (souvent celle de votre région).
- Faites constater les violences physiques et psychologiques par un médecin.
Demander de l’aide à vos proches qui seront à même de témoigner.
Si votre revenu ne vous permet pas d’entamer une procédure judiciaire, vous pouvez peut-être bénéficier de l’aide juridictionnelle.
Pour la loi pénale, lorsque des violences ont lieu au sein d’un couple, leur caractère conjugale entraîne une plus lourde répression pouvant aller de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende à 20 ans de réclusion criminelle en fonction de leur gravité. Au même titre que le code pénal, les violences conjugales doivent être prises très au sérieux et dénoncées au plus vite. Il n’y a pas de bonne raison pouvant excuser les coups reçus.
Vincent Lescuyer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
Contacts utiles :
Accueil Femmes Solidarité : http://accueilfemmesbattues.chez.tiscali.fr
SOS femme violence conjugale : 01 40 33 80 60
SOS violences familiales : 01 44 73 01 27
SOS familles en péril : 01 42 46 66 77
SOS viols : 0 800 05 95 95