Les prothèses mammaires
L’intervention se réalise sous anesthésie générale et dure environ 2h.
L’incision est située soit autour de l’aréole (mamelon), soit dans le pli sous le sein, soit dans la région axillaire (aisselle).
Un implant mammaire est placé derrière la glande mammaire, devant ou derrière le muscle grand pectoral.
Une hospitalisation de 24h de surveillance est le plus souvent nécessaire.
Implant pré rempli de gel de silicone
Ce type de produit de remplissage de l’implant est à la fois ferme et souple.
Avantages : Il limite l’apparition de plis au niveau de la prothèse ainsi que le risque de dégonflement et a une consistance proche d’un sein naturel.
Inconvénients : En cas de rupture de la poche, ce type de produit n’est pas réabsorbé par l’organisme. Le risque de coques rétractiles (durcissement du sein) serait plus élevé qu’avec du sérum physiologique.
Implant rempli de sérum physiologique
Ce type de produit de remplissage de l’implant a une concentration identique à celle du sérum humain.
Avantages : En cas de rupture de la poche, ce produit est réabsorbé par les tissus environnants. Le risque de coques rétractiles serait plus faible.
Inconvénients : À cause de la consistance moins souple de la prothèse, des plis peuvent apparaître. Un dégonflement peut survenir à distance.
Après l’intervention
Des douleurs peuvent survenir dans les jours suivants l’intervention, surtout lorsque l’implant a été placé en position retro-pectorale. Celles-ci sont habituellement d’intensité faible à modérée, et sont contrôlables par un traitement antalgique simple (paracétamol, voire dextropropoxyphène)
Les ecchymoses et oedèmes (gonflements) sont fréquents les premiers jours.
Un pansement compressif est gardé les 48 premières heures. Il est retiré et remplacé par un soutien gorge compressif. Il doit être porté nuit et jour pendant 1 mois.
Le sport et le port de charges doivent être évités pendant 1 à 3 mois.
Le résultat définitif peut être apprécié à partir de 3 mois après l’intervention.
L’allaitement peut être pratiqué malgré la présence d’implants mammaires.
D’après de nombreuses études épidémiologiques, les prothèses mammaires n’augmentent ni le risque de cancer du sein ni le risque de maladies auto-immunes.
Les complications possibles
Comme tout geste médical, cette intervention, même bien réalisée, comporte des risques :
- complications générales liées à l’anesthésie générale
- hématome au niveau des seins
- diminution de la sensibilité mammaire, elle est le plus souvent transitoire
- évolution disgracieuse de la cicatrice, imprévisible et qui peut nécessiter une réintervention
- formation de plis au niveau des seins, qui augmentent le risque de rupture
- apparition de coques rétractiles (durcissement du sein)
- rupture et dégonflement de l’implant mammaire, à la suite d’un traumatisme ou suite à l’usure de la prothèse
La plastie mammaire est une opération de chirurgie esthétique couramment pratiquée. Les techniques chirurgicales permettent des cicatrices discrètes le plus souvent, et des implants durant 5 à 10 ans. Les risques et complications sont cependant possibles, parfois imprévisibles, et doivent être connues.
Christophe Coste
Validé par Dr Jean-Marc Bouzeran
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