Des pieds aux petits soins
Nos pieds constituent une zone privilégiée du corps humain. Hommes ou femmes, seniors ou enfants, les pieds nous portent tout au long de la vie et sont donc soumis à rude épreuve. Chaussés ou nus, ils ont, comme d’autres parties du corps, des points sensibles, sujets à divers petits maux.

Tour d’horizon de ces bobos du quotidien.
Ces termes ne sont inconnus pour personne : callosités, cors, ampoules, durillons, verrues… autant de maux qu’il est possible de traiter grâce à un bon diagnostic, un traitement adéquat et surtout des soins réguliers.
Les bobos des pieds à identifier
Nombreux sont les désagréments qui peuvent venir troubler bien-être et marche à pied. A chaque mal correspond un soin ciblé et bien adapté. Ces soins des pieds sont dispensés par des pédicures ou dermatologues pour certains cas, spécialistes qu’il est conseillé de consulter lorsque ces petits maux sont tenaces et douloureux.
Dans d’autres cas, il est possible d’en venir à bout à domicile grâce à une hygiène stricte.
• Callosités, crevasses, fendillements : qui n’a jamais vu apparaître des épaississements, fissures et autres fendillements au niveau des talons et autres zones d’appui ? Le plus souvent, cela résulte d’une sécheresse des pieds. Seul un soin mensuel chez le pédicure, un bain de pied chaud pour ramollir la peau suivi d’un coup de râpe ou de pierre ponce permet de les éradiquer. Enfin pour les prévenir, rien de tel qu’une crème réparatrice pour pieds abîmés après la douche.
• Ampoules : nommées aussi phlyctènes, les ampoules sont les ennemis des sportifs et des femmes aimant porter de jolis escarpins neufs ou à talons.
Elles sont le résultat d’un frottement de la peau contre le cuir ou d’un pli de chaussette. La peau s’échauffe, se décolle avec l’apparition d’une bulle, remplie de liquide.
Les ampoules peuvent aussi apparaître sur les mains et même les fesses (cyclisme, tennis, aviron), surtout si le matériel est mal adapté (chaussures trop petites, étroites, chaleur). Le seul moyen de soigner une ampoule fermée reste d’utiliser un pansement hydrocolloïde sur la zone de frottement. En cas d’ampoule déjà ouverte, il faut soulager la peau qui est à vif.
Mieux vaut désinfecter la plaie avec de la bétadine avant d’appliquer un pansement.
Les sportifs et plus particulièrement les randonneurs peuvent également suivre un traitement préventif qui consiste à tanner la peau à l’aide de pommades anti-échauffement, disponibles sans ordonnance en pharmacie et parapharmacie. Et bien sûr, il est indispensable d’avoir déjà porté ses chaussures avant une épreuve afin qu’elles se « fassent » progressivement à la forme du pied.
• Cor : il s’agit d’un épaississement de la peau qui forme un noyau de sérum au niveau du petit orteil. Le cor survient le plus souvent à cause d’un appui trop important sur l’avant pied lors de la marche ou bien à cause de chaussures mal adaptées (talons hauts).
A cause du poids, la peau devient dure et se soulève, provoquant alors une couche cornée, accompagnée de douleurs.
Pour le traiter, il est nécessaire de le décaper en appliquant une solution kératolytique, accompagné du port d’un pansement spécifique.
Parfois, le port de semelles orthopédiques ou d’orthèses est conseillé par un pédicure-podologue pour rétablir l’équilibre postural. Pour soulager temporairement le cor, il est conseillé de le baigner dans une solution de sel de mer ou de cristaux de soude.
A leur contact, le cor désenfle et le dessus se décolle facilement.
• Durillon : il se traduit par une hyperkératose, le plus souvent au dessus des callosités et s’insère fortement dans la peau, au niveau de la plante du pied. Le durillon est lui aussi dû à des frottements répétés contre les coutures ainsi qu’à une mauvaise posture, ou encore à cause du port de chaussures mal adaptées.
• L’œil de perdrix : il s’agit d’un épaississement de la peau entre le 4ème et le 5ème orteil. L’œil de perdrix se reconnait par une auréole rouge orné d’un point noir.
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