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Grippe A (H1N1) - Niveaux d'alerte et précautions

Grippe A (H1N1) - Niveaux d'alerte et précautions


Cette période indique que l’activité pandémique semble décroître; toutefois, on ne sait pas encore s’il y aura d’autres vagues et les pays devront se préparer à une deuxième vague. Les pandémies antérieures ont été caractérisées par des vagues d’activité s’étalant sur des mois. Une fois que le degré d’activité de la maladie amorce une chute, une tâche de communication essentielle consistera à tempérer cette annonce compte tenu de l’éventualité d’une autre vague.

Les vagues pandémiques peuvent être espacées de plusieurs mois et un signal immédiat de «relâchement» serait prématuré.

Au cours de la période postpandémique , l’activité de la grippe aura retrouvé les niveaux normalement observés pour la grippe saisonnière.
Le virus pandémique devrait se comporter comme un virus de la grippe A saisonnière.

À ce stade, il est important de maintenir la surveillance et d’actualiser les plans de préparation et d’action en conséquence. Une phase intensive de remise en état et d’évaluation peut être nécessaire.

Source OMS (Mai 2009)


Évaluation de la gravité d’une pandémie de grippe


11 mai 2009

La virulence intrinsèque du virus est le principal déterminant de la gravité d’une pandémie de grippe, que l’on mesure par le nombre de cas graves et de décès qu’elle entraîne. Néanmoins, d’autres facteurs entrent en jeu et influent sur la sévérité globale des conséquences de la pandémie.

Même un virus pandémique qui, au départ, provoque des symptômes bénins chez des personnes par ailleurs en bonne santé, peut engendrer de grosses perturbations, compte tenu en particulier de la forte mobilité et de l’étroite interdépendance qui caractérisent les sociétés actuelles.

De plus, un même virus, qui reste bénin dans un pays, peut entraîner une morbidité et une mortalité beaucoup plus élevées dans un autre. En outre, sa virulence intrinsèque peut évoluer dans le temps, au fur et à mesure des vagues successives de propagation nationale et internationale.

PROPRIETES DU VIRUS

Une pandémie grippale se produit à cause d’un virus qui est entièrement nouveau ou qui n’a pas circulé récemment et largement dans la population humaine. Il en résulte une vulnérabilité pratiquement universelle à l’infection. Bien qu’une infection épargne toujours un certain nombre de personnes au cours d’une pandémie, presque tout le monde y est sensible.

L’apparition de malades en grand nombre en même temps ou dans un intervalle très court est l’une des raisons expliquant que les pandémies provoquent des perturbations sociales et économiques et que les services de santé peuvent se retrouver débordés temporairement.

La contagiosité du virus influe aussi sur la gravité de l’impact de la pandémie, car pour une zone géographique donnée, elle peut accroître le nombre de personnes tombant malades nécessitant des soins dans un bref laps de temps. Un aspect positif est le fait que toutes les régions du monde ou d’un pays ne sont pas affectées simultanément.

La contagiosité du virus influe sur la vitesse de propagation, dans les pays comme au niveau international. Ceci a aussi une influence sur la gravité, une propagation très rapide pouvant compromettre la capacité des autorités et des services de santé à faire face à la situation.

Les effets néfastes des pandémies se concentrent en général dans certaines tranches d’âge. Si les malades et les décès s’accumulent dans un groupe d’âge jeune et économiquement productif, les perturbations sociales et économiques seront plus grandes que si ce sont les très jeunes ou les très vieux qui sont le plus atteints, comme on l’observe avec la grippe saisonnière.
 
VULNERABILITE DE LA POPULATION

La vulnérabilité générale de la population peut jouer un rôle majeur. Par exemple, les sujets souffrant de maladies chroniques sous-jacentes, comme les maladies cardiovasculaires, l’asthme, le diabète, l’arthrite rhumatoïde et d’autres encore, courront un risque plus grand de contracter une forme grave ou mortelle de l’infection.
La prévalence des états pathologiques et d’autres facteurs, comme l’état nutritionnel, ont une influence importante sur la gravité de la pandémie.

VAGUES SUCCESSIVES DE PROPAGATION

La gravité générale est encore influencée par la tendance qu’ont les pandémies de faire le tour du monde en deux ou parfois trois vagues. Pour de nombreuses raisons, ces vagues peuvent présenter une variation spectaculaire de la gravité dans certains pays, voire la plupart.

Les mutations, fréquentes et imprévisibles, des huit segments du génome sont une caractéristique distinctive des virus grippaux, notamment pour le gène hémagglutinine, et l’on ne peut jamais exclure la possibilité qu’un virus intrinsèquement plus virulent apparaisse au cours d’une pandémie.

On peut aussi observer différents schémas de transmission d’une vague à l’autre, ce qui influe sur la gravité des vagues ultérieures. Ainsi, si ce sont les élèves des écoles qui sont affectés au premier chef au cours de la vague initiale, les personnes âgées pourront être les plus atteintes au cours de la seconde vague, ce qui entraînera une plus forte mortalité, en raison de leur plus grande vulnérabilité.

Au vingtième siècle, la pandémie de 1918 a démarré sous une forme bénigne, avant de revenir, moins de six mois après, sous une forme beaucoup plus létale. Celle de 1957 a également démarré sous une forme bénigne, avant de revenir sous une forme un peu plus grave, mais beaucoup moins dévastatrice qu’en 1918. La pandémie de 1968 était relativement bénigne au début, avec des cas sporadiques avant la première vague, et elle est restée bénigne au cours de la seconde vague dans la plupart des pays, mais pas tous.

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02-06-2009



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