Couvade : la grossesse au masculin !
Durant la grossesse de leur moitié, certains futurs papas se mettent à grignoter, à prendre plusieurs kilos, à souffrir d’insomnie… bref à avoir les mêmes symptômes que s’il attendaient eux-mêmes un heureux événement. C’est ce que l’on nomme la couvade. Zoom sur ce phénomène.

Qui a dit que la grossesse n’était éprouvante que pour les mamans ? Les papas aussi peuvent présenter de multiples symptômes. Fringales, sommeil irrégulier, embonpoint, irritabilité, angoisse… Qui sont ces hommes et comment les aider ?
Couvade, kezaco ?
Il s’agit d’une pseudo grossesse que ressentent certains futurs papas durant la grossesse de leur compagne. Cela englobe un ensemble de symptômes bien réels qui apparaissent vers la fin du premier trimestre de grossesse et surtout vers la fin du troisième trimestre. Puis, ces maux ont tendance à disparaître comme par enchantement dès la venue de bébé…comme ceux de la maman en somme !
Des nausées, des fringales à tout heure de la journée, une prise de poids, des troubles digestifs, des maux de tête, des insomnies, des troubles de l’humeur et parfois même une augmentation du taux de prolactine. En bref, des symptômes semblables à ceux de la future maman ! Ce phénomène est loin d’être marginal puisqu’il toucherait 20% des papas.
Une grossesse symbolique…
Le choix du terme couvade est loin d’être fortuit puisqu’ il évoque clairement le phénomène de couvade des poules qui gardent leurs œufs dans leurs plumes. Plusieurs chercheurs américains ont même montré une similitude avec les singes mâles qui prenaient du poids pendant que leurs femelles étaient enceintes.
En Amérique du sud, les hommes de certaines peuplades restaient couchés durant l’accouchement de leur femmes tel un rite auquel il ne fallait pas déroger...
Une façon bien à eux de participer à cet grossesse qui les met habituellement de côté. Les situations étaient similaires aussi en France, dans certaines régions, comme dans le pays basque, où les pères en venaient même à simuler l’accouchement !
Selon les psychologues, il s’agirait simplement d’une gestation symbolique.
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