Devenir père : le plus beau des défis
Devenir père n’est pas inné, loin de là. Qu’il s’agisse d’un désir personnel, de l’envie de satisfaire sa compagne ou de perpétuer la lignée familiale, le futur papa ne dispose pas des mêmes « avantages » que la maman pour se faire à cette nouvelle vie et à ce nouveau rôle…

Suis-je prêt à être père ? En suis-je capable ? Est-ce le bon moment dans ma vie ? Nombreux sont les hommes qui se posent ce genre de questions avant la conception ou bien durant la grossesse de leur partenaire. Et pour cause : le désir d’enfant et le fait d’assumer sa paternité ne s’imposent pas de la même façon et au même âge. Pour certains, il s’agit d’un désir ancré au plus profond d’eux. Et pour d’autres, il est le fruit d’un long cheminement intérieur. Mais dans tous les cas, la paternité doit se construire…
Le nouveau rôle de père
Elle est révolue l’époque du couple schématique, où le père occupait la sphère extérieure liée à la fonction économique et où la mère gérait le quotidien familial. Finie aussi l’image du père autoritaire qui n’intervenait qu’en cas de conflits et la maman quant à elle, qui ne prenait en charge que la dimension affective. Sans compter le désir croissant des femmes à avoir une vie professionnelle épanouie et à ne plus être réduite à la maternité, les deux étant parfaitement compatibles.
Aujourd’hui, être père c’est participer intégralement à l’épanouissement et au développement affectif de son enfant, tout en participant à la vie quotidienne de la maisonnée.
Au XXème, les psychologues s’accordaient sur l’attribution de la fonction de représentant de la loi dans la famille. A l’heure actuelle, un homme est prêt à faire preuve d’autorité tout en se montrant affectueux et sensible.
En effet, le papa d’aujourd’hui a désormais un rôle bien plus intéressant. Il permet à son enfant d’acquérir une certaine force de caractère, une moralité, une bonne socialisation et le plus important, l’affirmation d’une identité sexuelle. Tel un modèle, le papa est l’homme à lequel un petit garçon cherchera à ressembler. Pour la fillette, il sera une sorte « d’homme idéal », avec des qualités et des défauts, au travers desquels elle essaiera (consciemment ou non) au moment de l’adolescence, de comparer ses prétendants.
Evidemment, la maman aura toujours un rôle affectif essentiel, surtout lors de la petite enfance, auquel elle doit s’efforcer d’y faire participer le père.
Selon diverses études, le papa « nouvelle génération » serait plus enclin à préparer les enfants plus efficacement à la dureté du monde extérieur, à l’autonomie et à les encourager à se dépasser dans bien des domaines. La maman aurait alors un rôle de réconfort en cas de moments de tristesse… En tout cas une chose est certaine : un enfant s’épanouira d’autant mieux si la paternité est assurée au côté de la maman !
Désirs et motivations plus ou moins conscientes
La paternité ne tombe pas sous le sens car elle mêle à la fois fierté et angoisse, tout en développant chez l’homme un sentiment naturel de protection. Elle relève aussi d’aspirations conscientes et inconscientes.
Pour certains, le désir est fort, très jeune. C’est souvent le cas pour les hommes ayant eu une vie familiale stable et des parents attentionnés. Construire une famille devient rapidement une idée fixe, un projet évident que tout homme doit mettre en place avec la femme qu’il aime. Pour d’autres, il s’agit du prolongement logique d’une romance, une façon concrète de vivre une histoire d’amour, liée au défi de mener de front vie sexuelle épanouie et vie de famille.
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