La fausse couche en questions
Une fausse couche spontanée est définie comme l’expulsion d’un fœtus avant qu’il ne soit viable, soit à partir de 22 semaines selon l’OMS. Elle peut se produire précocement lors du 1er trimestre de grossesse, ou lors du 2ème trimestre : on parle d’avortement spontané précoce ou tardif.

En moyenne, environ 10% des grossesses évoluent vers une fausse couche. Comment se manifeste-t-elle et quelles sont les conséquences ? Explications.
Signes et examen gynécologique de la fausse couche
Le symptôme principal se manifeste sous la forme de saignements vaginaux, appelés métrorragies. D’abondance variable, ils peuvent être très importants, et aboutissent à l’expulsion de l’œuf de la cavité utérine.
En cas de fausse couche, les métrorragies sont généralement accompagnées de douleurs pelviennes, à type de crampes : les contractions utérines.
Un toucher vaginal est réalisé par le gynécologue, qui retrouve un col de l’utérus ouvert.
L’examen au spéculum permet de confirmer l’origine endo-utérine du saignement.
La réalisation d’une échographie pelvienne permet de visualiser le sac intra-utérin aplati, hypotonique et en voie d’expulsion.
Elle permet aussi de vérifier l’absence de grossesse extra-utérine, qui est une urgence.
Un dosage du taux de β-HCG permet de constater sa décroissance au bout de 48 heures, signe que la grossesse est arrêtée.
Les causes et facteurs de risque d’avortement spontané
La cause principale de fausse couche spontanée est représentée par les anomalies chromosomiques, qui représentent 80% des avortements spontanés précoces. Elles donnent lieu à un œuf non viable (malformations incompatibles avec la vie), qui entraîne l’arrêt spontané de la grossesse.
Les causes peuvent également être d’ordre infectieux (toxoplasmose, listériose..).
Dans les deux cas, une nouvelle grossesse est tout à fait possible et pourra être menée à terme.
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