La fausse couche en questions
Quelquefois, les causes sont d’origine maternelle, et sont alors à l’origine de fausses couches répétées : il peut s’agir d’une anomalie morphologique (utérus, endomètre), d’une insuffisance hormonale, de causes infectieuses au niveau du vagin ou des trompes…
Des explorations sont alors nécessaires, afin de traiter la cause et permettre ainsi le déroulement d’une grossesse jusqu’à son terme.
Fausse couche et traitement
En cas de fausse couche hémorragique ou de fausse couche se produisant à plus de 8 semaines d’aménorrhée, le gynécologue peut pratiquer une aspiration endo-utérine, éventuellement complétée par un curetage, afin d’évacuer le contenu utérin.
En cas de fausse couche spontanée avant 8 semaines d’aménorrhée, l’abstention thérapeutique est privilégiée, en attente de l’expulsion spontanée et complète du sac utérin.
Les suites sont généralement simples, et le retour des règles à lieu au bout d’un mois environ.
Des complications sont possibles en cas de métrorragies cataclysmiques (hémorragie) ou d’infection.
Le risque est faible en cas de fausse couche spontanée survenant dans les 3 premiers mois de la grossesse.
En cas de saignements vaginaux au cours de la grossesse, le repos et une consultation gynécologique s’impose afin d’éliminer un avortement spontané, surtout lors du 1er trimestre. Mais si elles sont relativement fréquentes (concernant 20 à 25% des grossesses), les métrorragies ne sont le signe d’un avortement spontané que dans 50% des cas, d’où une certaine prudence à adopter, sans pour autant céder à une angoisse trop importante.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)
|
 |
|