Grossesse extra-utérine : quand faut-il s’inquiéter ?
Quand un embryon s’implante et se développe en dehors de l’utérus, on parle de grossesse extra-utérine, celle-ci représentant environ 2% des grossesses. Elle représente une urgence thérapeutique, car ses conséquences peuvent être très graves. Il est donc important de savoir repérer certains signes, afin de pouvoir agir rapidement.

Qu’est-ce qu’une grossesse extra-utérine ?
La grossesse extra-utérine est définie par l’implantation d’un embryon et le développement d’une grossesse en dehors de l’utérus. Elle est alors principalement localisée dans une des trompes utérines, et est exceptionnellement ovarienne ou abdominale.
Si la grossesse se développe, le risque majeur est celui d’une rupture de la trompe ovarienne, provoquant un hémopéritoine, c’est-à-dire une hémorragie de la cavité abdominale, potentiellement mortelle.
La migration de l’œuf fécondé est altérée par différents facteurs : des traumatismes comme une salpingite ou une chirurgie au niveau des trompes peuvent en être à l’origine.
Mais le tabac ou certains médicaments (pilules contraceptives microprogestatives) peuvent également être à l’origine d’un ralentissement de la progression de l’œuf dans la trompe utérine, ce qui nuira à sa migration et à la nidation au sein de la cavité utérine.
Ainsi, les facteurs de risque de la grossesse extra-utérine sont principalement constitués par les pathologies touchant les trompes : antécédents de salpingite, de grossesse extra-utérine, de chirurgie tubaire. A noter que le tabac constitue un autre facteur de risque important.
La procréation médicalement assistée (PMA) peut exposer à un risque un peu plus élevé de survenue de grossesse extra-utérine : environ 5% des fécondations in vitro aboutissent à une grossesse extra-utérine.
|