Grossesse après 40 ans, quels risques ?
Des risques pour bébé… mais surtout pour maman
En premier lieu, les mamans de 40 ans appréhendent surtout le risque de malformations du fœtus. En réalité, cela est faux, puisque le risque de malformations est le même que si la grossesse est envisagée plus jeune. Le risque le plus grand concerne davantage les anomalies chromosomiques (trisomie 21, 18 et 13). Pour la trisomie 21, le risque passe d’1/2 000 à 20 ans, à 1/100 à 40 ans. C’est d’ailleurs pour cela q’une amniocentèse est proposée aux femmes à partir de 38 ans. Du liquide amniotique est ponctionné à travers la paroi abdominale et utérine à l’aide d’une seringue. Cette méthode permet de donner un pronostic prénatal fiable et de prévenir efficacement le risque, avec, le cas échéant, la possibilité de procéder à une interruption médicale de grossesse.
Bien sûr, avec l’âge, la femme enceinte a plus de risques de développer certains troubles. Parmi eux :
• Le diabète gestationnel : multiplié par 3 après 40 ans, il apparaît entre la 24ème et la 28ème semaine d’aménorrhée et se traduit par un excès de sucre dans le sang. Il disparaît en général après l’accouchement mais accroît les risques de prématurité (surtout en cas de FIV), de mort fœtale in utero, de gros bébé (plus de 4 kg), de césarienne et d’hypoglycémie néonatale. Un dosage de glycémie est donc proposé aux femmes enceintes dès 40 ans.
• L’hypertension : le risque est ici multiplié par 2. La prise de tension doit donc être régulière et une analyse d’urine pour révéler ou non la présence d’albumine doit être effectuée.
Le réel danger est donc davantage pour la mère ! Car accoucher après 40 ans peut parfois entraîner un risque de mortalité maternel au moment de l’hémorragie dite de délivrance (soit 7, 8/100 000 à 25 ans à 209,3/100 000 après 45 ans). Mais ces chiffres sont encore trop souvent ignorés par les femmes et donc tabous.
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