IVG : ce qu’il faut savoir
C’est décidé : vous êtes enceinte et ne souhaitez pas le rester…une seule solution s’impose à vous : l’IVG ou interruption volontaire de grossesse. Il est important de réagir vite ! De la prise de décision en passant par les méthodes : ce qu’il faut savoir…
Les grossesses non désirées sont un vrai cauchemar pour les femmes qui les subissent. Recourir à l’IVG est loin d’être une décision facile à prendre, d’autant plus qu’une part de la population y est toujours farouchement hostile. Clamant que le fœtus, quel que soit son âge, est déjà un être vivant et pensant, ils ne facilitent pas le choix. Cependant ce choix vous appartient, à vous et à vous seule. Le personnel médical et para-médical sera toujours là pour vous écoutez, vous informez et vous aider sous le couvert de l’inviolable secret professionnel.
L’avortement en France
L’IVG est légale en France depuis le 31 décembre 1979. A l’origine, elle était réalisable jusqu’à 10 semaines de grossesse, mais une loi de juillet 2001 allonge cette durée à 12 semaines. En outre, cette loi supprime l’obligation d’accord parental et facilite l’avortement par pilule avortive.
On compte 220 000 avortements volontaires par an dans l’hexagone, soit un toutes les 3 semaines. Cela correspond à une femme sur trois. Les plus nombreuses à recourir à l’IVG ont entre 30 et 40 ans mais le rapport naissance / IVG est le plus frappant aux âges extrêmes. Dans 75% des cas, l’avortement a lieu avant la 8ème semaine et 19% avant la 5ème.
Les avortements se font le plus souvent à la suite de rapports non protégés, d’une contraception inefficace ou d’un oubli de contraception.
Les différentes méthodes d’IVG
Deux techniques sont pratiquées pour interrompre une grossesse : la première est médicamenteuse, la seconde chirurgicale.
- La RU 486 ou pilule avortive, est une molécule dont la composition est proche de celle des stéroïdes. Elle a la propriété de se fixer à la progestérone. Cette hormone est présente en grande quantité lorsque la femme tombe enceinte afin de faciliter l’implantation du fœtus et elle l’accompagne durant toute sa grossesse. La RU 486 est donc un antiprogestérone et détruit les conditions nécessaires au développement du fœtus.
En ramollissant le col de l’utérus, elle augmente la contraction des muscles utérins, favorisant ainsi le décollement de l’embryon. Celui-ci est évacué grâce à la prise de mésoprostol, qui déclenche une fausse couche artificielle.
L’IVG par la RU 486 ne peut se pratiquer que jusqu’à 7 semaines après les dernières règles.
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