Suivi de grossesse : les étapes clés
- Détermination groupe sanguin
- Numération formule sanguine et plaquettes
- Sérologie : toxoplasmose, rubéole, HIV, Syphilis, Hépatite C, hépatite B
- Analyse d’urines. La première, l’albuminurie permet de faire une recherche de protéines dans les urines qui peut être signe d’hypertension, et la glycosurie cherche une éventuelle présence de glucose dans les urines qui serait un signe de troubles du métabolisme du sucre comme le diabète gestationnel.
Si l’un de ces troubles apparaît, un traitement est alors prescrit
- Frottis. L’analyse du prélèvement au frottis est demandé lorsque la femme n’est pas à jour dans ses examens : en effet, le frottis doit être effectué tous les deux ans par le gynécologue dans le but de dépister un éventuel cancer du col de l’utérus ou des lésions précancéreuses.
Lorsque le rendez-vous est terminé, le médecin remplit une déclaration de grossesse. Elle s’insère dans le carnet de grossesse.
La future mère doit envoyer après chaque consultation prénatale le feuillet correspondant de son carnet de grossesse à la sécurité sociale. Un duplicata est également à faire parvenir à la caisse d’allocations familiales.
Un examen dentaire est conseillé. La bouche est source d’infections qui peuvent passer dans la circulation sanguine. Il est donc important que la mère est une bonne santé buccodentaire.
Bien que cela paraisse très tôt, il est recommandé de penser dès le 2ème mois à s’inscrire dans une maternité afin d’être sûre d’avoir une place le jour de l’accouchement.
Lorsque les futurs parents ne sont pas mariés, le père peut reconnaître dès à présent l’enfant à naître.
Le moment est également approprié pour prévenir l’employeur de la grossesse afin que les dispositions soient prises, en vue du congé de maternité.
3ème mois :
Entre 11 et 13 semaines d’aménorrhée, doit avoir lieu la 1ère échographie. Il s’agit d’une observation de l’utérus et de son contenu à l’aide d’ultrasons. Cela ne présente aucun danger ni pour la mère, ni pour le bébé et est totalement indolore.
Cet examen permet d’étudier le développement du fœtus, du placenta et du cordon ombilical : le médecin s’assure ainsi du bon déroulement de la grossesse. Il peut détecter toute éventuelle anomalie. Seules 3 échographies sont nécessaires lorsque la grossesse se poursuit normalement.
Vers 11 à 13 semaines d’aménorrhée, il peut être indiqué de réaliser une ponction du trophoblaste. Cet acte médical est également appelé biopsie du trophoblaste, choriocentèse ou placentocentèse.
Le but est de dépister une éventuelle anomalie génétique.
Le médecin prélève soit en passant par le col de l’utérus soit à l’aide d’une longue aiguille un peu de trophoblaste, qui est le futur placenta.
Cet acte est pratiqué sans anesthésie : celle-ci est plus douloureuse que le prélèvement lui-même. Dans les deux cas, le gynécologue surveille tous ses gestes avec l’échographie.
Les résultats sont disponibles rapidement. Mais cette technique peut présenter un risque de fausse couche. En cas d’échec de la ponction trophoblastique, on peut réaliser une amniocentèse. Le prélèvement a lieu à l’hôpital.
A l’aide d’une aiguille très fine qui traverse le ventre de la mère, le gynécologue extrait un peu de liquide amniotique. Le médecin surveille constamment l’évolution de l’examen sous échographie. Les résultats de l’amniocentèse sont disponibles environ 2 semaines après l’examen. Ces examens sont proposés systématiquement lorsque l’âge de la mère est supérieur à 38 ans en raison d’un risque accu de trisomie 21.
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