Hypertension et grossesse : un duo à risque
Surveillance et traitement
Les facteurs de risque qu’induisent la grossesse nécessitent une prise en charge et une surveillance régulière et consciencieuse de la femme enceinte. Elle doit ainsi se rendre régulièrement chez son médecin traitant ou chez son gynécologue obstétricien. Plusieurs tests permettront de connaître son état de santé :
- prise de la tension artérielle systématique avec bilan biologique aux urgences si la tension est supérieure à 14/09
- recherche d’œdèmes
- analyse d’urines
Le médecin conseillera à la future maman de suivre une alimentation équilibrée. Elle doit ainsi éviter les fringales et l’apport de nourriture uniquement sucrée ou grasse qui peut la mettre en danger. La viande est alors une denrée importante par son apport en protéines et limite la survenue d’une HTA gravidique.
Le contrôle des constantes de la femme enceinte devient de plus en plus important au fur et à mesure que la grossesse avance : la prééclampsie apparaît généralement au cours du troisième trimestre de grossesse et le plus souvent chez des femmes n’ayant jamais eu d’enfant.
La surveillance d’éventuels symptômes s’effectue également par d’autres mesures :
- échographie
- doppler de l’artère ombilicale
- dosage des plaquettes
- recherche d’une potentielle anémie
Le traitement prescrit à une femme atteinte d’HTA gravidique consiste essentiellement en la prise d’hypotenseurs dont le rôle est de réduire l’hypertension artérielle. La surveillance de la femme enceinte est augmentée ainsi que celle du fœtus. Le médecin conseillera un régime diététique strict afin de limiter la prise de poids tout en ne mettant pas en danger la vie du bébé.
L’HTA gravidique est une pathologie de la femme enceinte qui n’a rien d’anodine. Elle peut même s’avérer fatale pour le fœtus. Il est donc essentiel que chaque femme suive strictement tous ses rendez-vous médicaux durant sa grossesse. Les médecins sauront déterminer à temps la prééclampsie et la soigner correctement.
Sophie Noachovitch
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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