L'incompatibilité rhésus foeto-maternelle
L’importance d’une surveillance accrue
Aujourd’hui, une analyse poussée du liquide amniotique et du sang maternel a été mise au point mais n’est pas encore pratiquée couramment.
Lors de la première grossesse, il n’y a à priori, aucun risque puisque le sang maternel n’est pas en relation directe (filtre du placenta) avec le sang fœtal, sauf en cas de fausse couche, de grossesse extra utérine, d’amniocentèse ou bien d’hémorragie.
Toutefois, en cas de saignement abdominal, consultez votre médecin au plus vite car le danger est bien réel. Par précaution, certains examens sont malgré tout pratiqués automatiquement en cas de rhésus négatif de la future maman :
• 4 examens sanguins lors du 3ème, 6ème, 8ème et 9ème mois
• Des injections par voie intraveineuse de gammaglobulines afin de « purifier » le sang maternel de substances agglutinogènes à partir de la 28ème semaine d’aménorrhée, et ce jusqu’à 72 heures après l’accouchement si le bébé est de rhésus positif
Cependant, les anticorps anti-rhésus fabriqués lors de l’accouchement restent présents dans le sang de la mère et pourraient traverser la barrière placentaire lors de la grossesse suivante. Cela entraînerait alors une destruction des globules rouges du nouveau fœtus. Il serait alors fortement conseillé de surveiller une prochaine grossesse (2ème, 3ème etc.) de près, qu’il s’agisse du bébé comme de la maman. Dans des cas plus extrêmes, l’accouchement peut même être déclenché avant terme.
En cas d’incompatibilité rhésus entre la maman et le fœtus, il est donc important de surveiller davantage encore la grossesse de la femme au rhésus négatif. Cela permet d’éviter tous risques de complications et d’assurer aux futurs parents une naissance plus sereine, et un bébé en pleine santé.
Emilie Lefèvre
(Validé par le Dr Jean Marc Bouzeran)
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