L’accouchement prématuré
Actuellement en France, cela représente environ 6% des naissances. L’accouchement prématuré se définit comme un grossesse survenant avant 37 semaines d’aménorrhée, soit avant le début du 9ème mois de grossesse. La prématurité représente également la première cause de mortalité périnatale et de pathologies graves chez le nourrisson (séquelles neurologiques en particulier). Explications.

Les causes d’accouchement prématuré
Un grossesse prématuré est susceptible de se produire quand il existe chez la mère certains facteurs : ainsi, l’âge maternel, quand il est inférieur à 18 ans ou supérieur à 35ans représente un facteur de risque, de même que des antécédents d’avortements spontanés ou provoqués, ou des grossesses rapprochées. Un travail pénible, la consommation de tabac ou d’autres substances toxiques peuvent également entrer en ligne de compte.
Certaines maladies également prédisposent à une menace d’accouchement prématuré : c’est le cas des infections contractées durant la grossesse (infection urinaire ou cervico-vaginale par exemple), d’une anémie, d’un diabète gestationnel ou d’un traumatisme abdominal.
Enfin des malformations utérines, une béance du col, un fibrome utérin volumineux constituent également des facteurs prédisposants.
Parfois, les causes sont d’origine fœtale : c’est le cas des grossesses multiples par exemple, 25% des jumeaux naissant prématurément.
Mais il faut savoir que dans 40% des cas, aucune cause particulière n’est retrouvée.
Les signes de la menace d’accouchement prématuré
La survenue avant 37 semaines d’aménorrhée de contractions douloureuses et régulières fait suspecter une menace d’accouchement prématuré. Un toucher vaginal doit alors être effectué, afin de constater une modification du col de l’utérus, qui confirmera le diagnostic.
Des saignements vaginaux (métrorragies) peuvent être présents, de même que des pertes liquidiennes, signe d’une rupture prématurée des membranes (qui constituent le « sac » entourant le fœtus dans l’utérus).
L’obstétricien pratiquera alors un examen afin de déterminer la nature des contractions : l’électrocardiotocographie externe permet d’étudier les contractions utérines. Il s’agit de sortes d’électrodes placées sur le ventre de la femme enceinte et qui objectivement les contractions utérines et mesurent le rythme cardiaque fœtal.
|
 |
|