Césarienne, en cas de nécessité
L’accouchement est, pour toutes les femmes enceintes, le moment tant attendu : celui de la rencontre entre elles et l’enfant qu’elles ont porté pendant 9 mois. Mais parfois des complications surviennent, l’accouchement ne peut se faire par voie naturelle. La césarienne permet une délivrance sûre lorsque le bébé ou la mère sont en danger.
Morphologiques ou accidentelles : les raisons de recourir à la césarienne sont nombreuses. Dans tous les cas, il s’agit de garder la mère et le bébé en parfaite santé. Explication de cette technique d’accouchement.
La césarienne, une intervention chirurgicale
La césarienne est avant tout une opération chirurgicale et a donc lieu en bloc opératoire. Dans la majorité des cas, elle se fait sous anesthésie péridurale. La mère peut ainsi assister à la mise au monde de son enfant. Mais parfois, l’urgence nécessite une anesthésie générale : son effet est immédiat tandis que la péridurale met 10 à 15 minutes avant d’agir.
La durée de l’intervention diminue de plus en plus, les progrès de la technique médicale l’ayant fait passer d’1h30 à 15 minutes. L’opération en elle-même consiste à inciser la peau de l’abdomen puis les muscles, la paroi abdominale et enfin l’utérus pour en extraire le bébé. Afin d’ouvrir le ventre de la mère, on rase les poils pubiens (on incise au niveau du pubis), on place une sonde urinaire afin de vider la vessie (et d’éviter de la perforer pendant l’opération), et on désinfecte la peau. Deux types d’incisions sont pratiquées.
La plus fréquente est horizontale et permet de sortir le nourrisson transversalement. L’incision par médiane (verticale) est faite lorsque la femme est forte ou quand on a besoin d’extraire rapidement le bébé du ventre. Enfin, le chirurgien retire le placenta et suture à l’aide de fil ou d’agrafes. Ils seront enlevées entre 5 et 7 jours plus tard.
|
 |
|