Quelle contraception après l’accouchement ?
Bébé est né, il est alors temps de songer à reprendre une contraception. Oui, mais laquelle choisir ? En effet, selon que vous ayez choisi d’allaiter votre enfant ou non, il peut être préférable de ne pas reprendre la contraception prise avant la grossesse. Ainsi, certaines méthodes sont à privilégier, et d’autres à éviter.
Pilule, stérilet, diaphragme ou encore préservatif… les méthodes contraceptives sont variées.
Mais lorsque l’on vient d’accoucher, le choix est parfois plus restreint… Nos conseils pour bien choisir.
La contraception orale : le meilleur choix ?
L’allaitement possède un effet contraceptif relatif du fait de l’inhibition de l’action de certaines hormones sexuelles. Cet effet dépend de la fréquence des tétées, mais ne peut être considéré comme suffisant pour permettre une contraception efficace.
En effet, l’ovulation peut reprendre un mois après l’accouchement, et une nouvelle grossesse est donc théoriquement possible pendant l’allaitement, qui ne représente donc pas une « protection » fiable.
Ainsi, en cas d’allaitement, il est conseillé d’avoir recours à une contraception orale. Le choix se portera préférentiellement vers les microprogestatifs ou les progestatifs de 3ème génération, qui ne perturbent pas le processus de lactation. De plus, ils n’entraînent pas de risque supplémentaire de formation de caillots sanguins (à l’origine de phlébite ou d’embolie pulmonaire), déjà plus élevé juste après l’accouchement.
Cette contraception sera débutée vers le 10ème jour suivant l’accouchement, et devra être poursuivie chaque jour, à heure fixe.
Les pilules oestroprogestatives quant à elles sont en principe contre-indiquées durant la période d’allaitement car elles diminuent la production de lait et augmentent le risque de formation de caillots sanguins. Mais elles peuvent tout de même être prescrites à condition qu’elles soient mini-dosées, généralement vers le 20ème jour après l’accouchement.
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