Bébé : Laits infantiles, apprenez à choisir le bon !
Le lait maternel est bénéfique pour la santé de bébé. Mais lorsque la maman ne veut ou ne peut pas allaiter, reste alors la solution du biberon et des laits infantiles, appelés plus communément laits industriels ou laits artificiels.
Aujourd’hui, ces derniers sont soumis à une réglementation très stricte et sont très adaptés aux besoins de bébé, le tout en se rapprochant au maximum de la composition du lait maternel.

De quoi les laits industriels sont-ils composés ? Quelles catégories de laits infantiles choisir en fonction de l’âge de bébé ? Passage en revue.
Lait maternel, petit rappel
Tout le monde le sait : l’idéal pour bébé reste le lait maternel puisque celui-ci apporte l’ensemble des apports nutritifs journaliers nécessaires à la croissance de bébé. En effet, le lait maternel est riche en eau, en protéines, en glucides (lactose principalement), en lipides, en calcium, en phosphore et apporte en plus des oligo-éléments, des vitamines et des graisses utiles.
A savoir aussi que le lait maternel permet, contrairement au lait industriel, de renforcer les défenses immunitaires de bébé avec un apport d’anticorps.
Les différents laits infantiles
Qu’ils soient utilisés de façon unique ou en alternance avec le lait maternel (allaitement), les laits infantiles donnés au biberon peuvent s’avérer pratiques pour les mamans surbookées tout en faisant participer le papa au moment des tétées. De plus, ils se substituent fort bien au lait maternel puisqu’ils couvrent l’ensemble des besoins nutritionnels de bébé et sont soumis à une réglementation sévère tant sur le plan qualitatif que quantitatif.
Il existe une multitude de marques, proposant des laits infantiles à des prix divers. On distingue les laits standards, les laits alternatifs et les laits spéciaux.
• Laits 1er âge : ils sont destinés aux nourrissons de 0 à 4 mois. Si bébé n’a pas de problème particulier (allergie, digestion difficile), un lait infantile normal est possible. Ces laits sont composés de protéines issues du lait de vache mais sont retravaillés pour se rapprocher le plus possible du lait maternel.
A cela s’ajoute la juste dose de matières grasses d’origine végétale afin d’apporter des graisses ou acides gras, indispensables au développement du cerveau de bébé. A noter que ces graisses apportent la moitié des calories nécessaires à bébé. Les minéraux sont aussi présents avec parfois un ajout de fer, pas obligatoire puisque jusqu’à 3 mois, bébé a des réserves personnelles.
Enfin, la présence de vitamines C et D ne sont pas à négliger.
L’eau quant à elle est déjà présente dans les préparations toutes faites ou est à ajouter en cas de lait en poudre. Si vous avez un faible pour les produits bio, il existe aussi des laits 1er âge bio, évitant ainsi la présence d’éventuels pesticides. Sachez enfin qu’il existe aussi dans presque toutes les marques des laits infantiles destinés à la période de sevrage.
• Laits 2ème âge : Ce n’est que vers 5 ou 6 mois, au moment où l’alimentation se diversifie et où certains aliments sont introduits qu’il faut penser à faire passer bébé du lait 1er âge au lait 2ème âge (ou laits de suite). Ce lait devra être gardé jusqu’à 12 mois.
Il est également possible de le changer pour du lait de croissance ou du lait UHT demi-écrémé. Ces derniers sont riches en fer, en vitamines D et en acides gras essentiels.
• Les laits alternatifs : Ils sont soit liquides, soit à base de soja et avec une composition identique aux laits en poudre. Ces derniers se présentent sous forme de briquettes ou de biberons jetables.
Leur avantage : ils sont vite prêts, évitent les erreurs de dosage et se boivent à température ambiante! Par contre, ils sont plus onéreux que les laits infantiles en poudre habituels. Quant aux préparations à base de soja, elles sont à base de protéines végétales, de graisses modifiées et d’autres éléments pour combler ce qui manque au soja (calcium, fer, zinc etc.).
Attention, elles sont proscrites avant l’âge de 6 mois (risque de trouble du développement endocrinien), et ce même en cas d’allergie au lait de vache.
• Les laits spéciaux ou modifiés: ils doivent être donnés aux bébés qui ne supportent pas les laits infantiles standards, avec avis préalable du médecin traitant ou du pédiatre. Les laits « AR » ou anti-régurgitations sont différents car épaissis par des amidons de céréales ou des farines de caroube. Ces derniers sont préconisés en cas de remontées acides (reflux gastro-œsophagien) au moment de la digestion.
En cas de constipation, il existe aussi des laits « spécial transit ». Il existe aussi des laits dits pauvres en lactose. Ces derniers disposent donc de moins de lactose ou sont fermentés afin de faciliter la digestion des bébés de plus de 3 mois souffrant de diarrhées récurrentes (causées par une bactérie, un virus ou une allergie aux protéines de lait de vache).
En cas d’allergie au lait de vache ?
Plusieurs solutions sont envisageables, sur les conseils d’un médecin : le lait hypoallergénique dont les protéines d’origine bovine ont été hydrolysées, le lait de soja peut être une solution, tout comme le lait de brebis et de chèvre.
Si bébé est également allergique aux protéines de lait de soja, il est préférable d’opter pour un lait hypoallergénique alternatif, sur prescription médicale.
Que les mamans qui n’allaitent pas se rassurent ! Les laits infantiles proposés dans le commerce apportent tous les apports nutritionnels dont bébé a besoin pour grandir et rester en bonne santé.
Même si de nombreuses études tendent à confirmer le rôle essentiel du lait maternel dans le développement de l’enfant, sachez qu’il ne faut pas culpabiliser : votre chérubin se portera tout aussi bien avec les laits infantiles dits artificiels.
Quoi qu’il en soit, pour savoir quel lait conviendra le mieux à bébé, demandez conseil à votre médecin ou pédiatre.
Emilie Lefèvre
(Validé par le Dr Fabrice Kuhn)
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