Le baby blues : juste un mauvais cap à passer
Moment particulier dans la vie d’une femme, l’accouchement est pour elle l’aboutissement de 9 mois d’attente. Le bébé tant désiré est enfin là, sujet d’émerveillement pour la mère et son entourage. Pourtant, il arrive que le maman soit brusquement déprimée, sans raison apparente. C’est le baby blues.

Cette crise passagère est bien souvent très étonnante pour la famille et les amis de l’accouchée mais surtout pour elle. Elle a porté ce bébé qu’elle voulait de tout cœur, et pourtant la voilà au bout du rouleau. Explication de ce phénomène tout à fait naturel.
Qu’est-ce que le baby blues ?
Environ une femme sur deux souffre de ce syndrome rapidement après la naissance de leur enfant. Elle est alors atteinte d’une angoisse subite avec des idées noires et autres crises de larmes qu’elle ne parvient pas à contrôler. Le baby blues se caractérise également par une hypersensibilité à tout ce qui entoure la jeune mère tel que les remarques de son entourage ou encore la difficulté à trouver le sommeil.
Le baby blues, inexplicable ?
Plusieurs facteurs entrent en jeu lors du déclenchement du baby blues. La nouvelle maman a pu se mettre une telle pression avant l’accouchement ou avoir si peur qu’il ne se passe pas au mieux que le fait d’avoir passé ce cap sans trop de difficultés la laisse finalement, totalement démunie.
En outre, elle peut regretter aussi la grossesse proprement dite c’est-à-dire ce lien particulier qui existait entre elle et son fœtus, mais aussi la sensation de bien-être qu’elle ressentait.
Les femmes enceintes ont souvent l’impression de se trouver dans une sorte de cocon où le lien exclusif entre le bébé et elle les rend pleinement heureuses. A la naissance, l’attention de l’entourage se porte généralement beaucoup plus sur l’enfant que sur la mère, ce qu’elle peut mal accepter.
Physiologiquement, les médecins expliquent qu’à l’accouchement, la sortie du nourrisson et l’évacuation du placenta provoquent une chute brutale du taux d’hormones progestatives. Celles-ci sont présentes en grande quantité durant la grossesse et disparaissent quasiment complètement après la naissance. Ainsi, le corps de la femme se trouve violemment bouleversé, ce qui a une répercussion sur son humeur.
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