Edulcorants : que faut-il en penser ?
L’obsession de la minceur actuelle met plus que jamais les édulcorants au devant de la scène. Ils sont partout, ils inondent nos supermarchés, des boissons aux yaourts en passant par les sucrettes. Tour d’horizon de ces faux sucres.

Leurs noms peuvent paraître barbares : aspartame, sucralose, acésulfame de potassium. Pourtant, ils ont été civilisés dans nos produits de consommation de tous les jours. Revue de détails.
Edulcorants, qu’est-ce que c’est ?
Les faux sucres sont des molécules fabriquées industriellement, mais d’origine biologique et qui imitent le goût du sucre, à savoir le saccharose. A l’origine utilisés pendant la seconde guerre mondiale lorsque le rationnement ne permettait pas de se fournir en sucre, les édulcorants ont ensuite très vite trouvé leur usage chez les personnes cherchant à perdre du poids. En effet, alors que le saccharose est stocké dans le corps sous forme de graisses, les édulcorants sont quant à eux éliminés, entièrement ou partiellement, par l’organisme. Ils n’engendrent donc presque aucune prise de poids.
Ils sont de différentes natures. Leur pouvoir sucrant, c’est-à-dire leur capacité à imiter le goût du sucre, n’est pas le même d’une molécule à l’autre. En outre, ils ne résistent pas tous à la chaleur et ne peuvent donc pas forcément être utilisés pour la préparation de pâtisserie.
Parmi les édulcorants au grand pouvoir sucrant, on peut citer le sucralose. C’est le faux sucre le plus récent en terme de fabrication et de commercialisation. C’est celui qui imite le mieux le goût sucré et résiste parfaitement à la chaleur.
Il se retrouve dans les sucrettes, les boissons, les laitages ou encore les confiseries. La saccharine est utilisée également dans ce type de produits mais elle est plus généralement remplacée par de l’aspartame. Celle-ci peut être associée à de l’acésulfame de potassium. En effet, l’aspartame résiste très mal à la chaleur tandis que l’acésulfame de potassium reste intact. Ce dernier ayant un pouvoir sucrant moins fort, les deux molécules se complètent alors parfaitement.
Les édulcorants au pouvoir sucrant assez faible se situent généralement dans les chewing-gums et les bonbons. Ils peuvent également se trouver maintenant dans les chocolats et certaines pâtisseries. Ce sont les xylitols et les polyols.
Leur grand avantage est qu’ils n’ont aucun effet cariogène et ne risquent donc pas d’abîmer les dents.
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