A propos du mercure contenu dans les vaccins…et aussi dans l’alimentation.
La pandémie de grippe A H1N1 a fait naître de nombreuses polémiques sur les traitements et les vaccins : Tamiflu, squalène, formaldéhydes, mercure…
Faisons le point sur l’intérêt et les dangers du mercure.

Mercure et vaccin
Le thiomersal est un composé contenant de l’éthyl-mercure qui est utilisé de longue date comme conservateur dans les médicaments, en particulier dans les vaccins.
Il contribue à prévenir la contamination des vaccins par des bactéries ou des champignons.
Ces propriétés sont particulièrement utiles dans le cadre de campagnes de vaccination où des conditionnements multidoses sont utilisés et où les doses ne sont pas administrées de façon immédiate et simultanée à plusieurs patients.
La polémique ne date pas d’aujourd’hui
A la fin des années 90, une préoccupation est apparue, notamment aux États-Unis, à partir de l’hypothèse selon laquelle l’exposition précoce, dans la petite enfance, au thiomersal pourrait être associée à des déficits neuropsychologiques chez les enfants, ainsi qu’à des atteintes rénales.
Les études scientifiques effectuées pour éprouver cette hypothèse n’ont pas confirmé l’existence d’une association causale entre l’exposition précoce à cette substance et des problèmes neuropsychologiques ultérieurs en phase de pré-adolescence, notamment l’autisme (cf en particulier New England Journal of Medicines 27-09-2007).
L’Afssaps en France, l’Emea à l’échelon européen et l’OMS au niveau mondial ont évalué à plusieurs reprises cette question, depuis 10 ans. Ces analyses convergent pour considérer que l’existence du risque neurologique n’est pas établie au plan scientifique sur la base des études épidémiologiques existantes, sans que ces études permettent pour autant de l’écarter. D’un point de vue toxicologique, les vaccins contiennent des doses minimes de thiomersal, entre 0.003% et 0.01%, soit au maximum 25-50ug/dose. A ces doses, dans la situation et les conditions d’emplois, tout risque de toxicité est a priori exclu.
Les nourrissons reçoivent de nombreux vaccins et rappels de vaccins. Si toutes ces injections contenaient du mercure on pourrait craindre des doses cumulatives toxiques. Dans une logique de précaution, les laboratoires producteurs de vaccins ont été incités par les agences françaises et européennes et par l’OMS à développer des vaccins uni-doses ne contenant pas de thiomersal en vue d’une utilisation en pédiatrie.
L'OMS fixe la dose hebdomadaire maximale de mercure à 5 µg par kg de poids corporel. Soit pour un enfant de 20 kg : 100 µg par semaine. Le vaccin sans adjuvant Panenza pour les enfants jusqu’à 9 ans contient 45 µg de thiomersal par dose de 0,5 ml, donc une quantité relativement faible de mercure.
L'eau potable ne doit pas contenir plus de 1 µg/l de mercure.
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