A propos du mercure contenu dans les vaccins…et aussi dans l’alimentation.
Il y a mercure et mercure
Le thiomersal contient de l’éthyl-mercure, à ne pas confondre avec un autre mercure plus toxique le méthyl-mercure, qui a une toxicité neurologique prouvée et qui peut se retrouver à des concentrations élevées dans des poissons et des coquillages.
La persistance de l’éthyl-mercure dans le corps est plus courte (2 semaines) que celle du méthyl-mercure (3 mois), la présence de l’éthyl-mercure dans le sang est donc de courte durée.
De plus, l’éthyl-mercure est éliminé par le tube digestif mais le méthyl-mercure s’accumule dans l’organisme.
Du point de vue de la contamination au mercure dans l’alimentation, il faut préférer les poissons marins. Les poissons de mer sont moins contaminés que les poissons de rivière, notamment ceux qui sont proches des zones d'orpaillage clandestin.
Il est souvent recommandé aux enfants et aux femmes enceintes de ne pas choisir des poissons carnivores de longue durée de vie (mammifères marins, daurade, thon, espadon, daurade, le requin).
D’une manière générale, il faut choisir des poissons avec des forts taux d'acides gras pour réduire les risques.
En conclusion, le mercure serait dangereux si on est exposé à des doses répétées, rapprochée et qui s’accumulent dans le corps. Ainsi, il ne semble pas plus risqué de recevoir une dose de vaccin contenant du thiomersal et de l’éthylmercure que de manger certains poissons ou coquillages qui contiennent du methyl-mercure encore plus toxique.
Dr Jean-Marc Bouzeran
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