Vivez vieux et en bonne santé : Mangez Chasseur-cueilleur
L’espérance de vie de l’homme ne cesse d’augmenter en France elle est de 77,3 ans pour les hommes et de 84,1 ans pour les femmes en France selon les chiffres de l’INSEE en 2006.
Cependant nous sommes la proie de nombreuses pathologies que nous pourrions éviter ou, tout du moins, en limiter la fréquence : syndrome métabolique, diabète, maladie cardio-vasculaires, certains cancers, obésité et ses corollaires.

40 siècles avant Jésus-Christ, Hippocrate père de la médecine moderne lançait déjà cette fameuse maxime « Que la nourriture soit ton premier médicament ». Voyons le pourquoi des choses.
Tout est génétique (ou presque) :
L’homme est une espèce animale récente, à peine 3 à 4 millions d’années, une paille à l’échelle des temps archéologiques. Notre patrimoine génétique s’est lentement et progressivement modifié au fil des âges pour donner ce que nous sommes. L’homme moderne ou Homo Sapiens, c'est-à-dire nous, est apparu il y a environ 200 000 ans, 2000 siècles, depuis, nous n’avons pas pris une « ride génétique » pour ainsi dire. Un peu moins de poils peut-être, une taille un peu plus grande sûrement, des détails mais le socle est là. Cependant vous avez dû noter que notre environnement et notre mode de vie a été totalement bouleversé.
La Révolution Néolithique :
Il y a 10 000 ans environ, l’homme se sédentarise.
Plus rien ne sera comme avant. C’est la fin des grandes glaciations, la découverte de la pierre polie, de la poterie, progressivement, selon les régions du globe, l’invention de l’agriculture et de l’élevage. C’était il y a 100 siècles, c’était hier.
Jusqu’alors l’homme était chasseur-pêcheur-cueilleur. Sa physiologie lui permettait de courir après le gibier, changer de lieu suivant les saisons, se nourrir de ce qu’il trouvait, surmonter les périodes de famines et de disettes. Merci l’insuline, hormone de stockage des nutriments ingérés. Merci notre tissu adipeux qui nous protégeait du froid et constituait une grosse réserve d’énergie. Merci notre mâchoire et notre dentition qui nous a permis de nous nourrir d’à peu près tout ce que nous trouvions.
Tout change, rien ne change :
Depuis cette révolution l’homme a sélectionné des espèces animales et végétales de plus en plus performantes énergétiquement et à très haut rendement calorique. Le blé d’aujourd’hui n’a rien a voir avec celui du néolithique, le bœuf moderne avec l’aurochs d’alors. Dans les régions d’élevage nous nous sommes mis à consommer des produits laitiers. Nous avons considérablement réduit la variété de notre alimentation pour ne conserver les espèces animales et végétales les plus intéressantes. Nous avons développé la cuisson des aliments qui rend les protéines et les glucides plus facilement assimilables par l’organisme. Nous avons toujours et de tout temps essayé de nous nourrir tant et plus en faisant de moins en moins d’effort physique.
Notre physiologie, gouvernée par nos gènes, est restée la même. On continue à avoir une insuline sensible au glucose, un tissu adipeux performant pour stocker et accumuler, une mâchoire d’omnivore pour tout avaler, sauf que nous ne bougeons plus.
Pourtant nous vivons plus vieux
L’homme du début du néolithique vivait 25 à 30 ans, aujourd’hui il n’est pas rare de vivre 3 fois plus longtemps. Merci la médecine. Ce progrès extraordinaire est essentiellement dû à la disparition des famines, des soins apportés dans les deux premières années de vie de l’enfant ainsi qu’à l’amélioration de l’hygiène et la lutte contre les infections.
Le tribut que nous avons a payer est celui des maladies dégénératives : cancers, surpoids, obésité, diabète etc.…
Génétiquement, nous sommes programmés pour vivre 25 à 30 ans, après nous connaissons une longue période de vieillissement. Nous commençons à perdre des neurones et notre corps involue.
Alors que faire ?
Devenir un Cro-magnon moderne
Gardons nos maisons chauffées et laissons là les huttes. Gardons nos supermarchés et laissons-là la chasse et la cueillette. Soyons intelligents puisque nous sommes tous des Homo Sapiens.
Vous avez compris que rien ne sert de lutter contre notre patrimoine génétique puisqu’il est le mode d’emploi de notre organisme. Adaptons-nous. Evitons d’épuiser notre pancréas à fabriquer de l’insuline tant et plus, arrêtons de stocker des graisses que nous ne savons plus ou mettre, évitons d’ingérer toute notre vie des facteurs de croissance contenus dans le lait, diminuons la part des précurseurs de l’inflammation
Quelques principes simples :
- Faire de l’exercice et cela débute par la marche
- Arrêter de fumer
- Limiter le vin rouge à un verre par jour maximum
- Diversifier son alimentation
- Diminuer les rations alimentaires
- Limiter les apports de viande à trois fois par semaine et préférer la viande blanche à la viande rouge
- Préférer le poisson
- Réserver les deux tiers de ce que nous avalons aux fruits et légumes
- Eviter les sucres raffinés et les graisses saturées
- Diminuer le sel
- Cuisiner et arrêter les plats cuisinés
- Consommer des anti oxydants
Ainsi vous mettrez toutes les chances de votre côté
Dr Frédéric Amarger
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