Addictés au sucré
« Manger, bouffer, me goinfrer jusqu’à m’écoeurer, tel était mon quotidien. Cette fringale de sucre était nécessaire à ma survie. Pour l’oublier, il me fallait impérativement me shooter aux sucreries ! »confie Laurie qui n’arrive pas à panser la blessure de sa rupture.

« C’est une occupation à plein temps dit Marine, souffrant de solitude. J’y songe constamment et tout converge vers cet unique intérêt pour le sucre. »
« J’étais dans une quête insatiable de remplissage et mon désir était impossible à assouvir »,rapporte Constance.
« Je m’étais construit une sorte de super moi, je me montrais dure. Alors pour cacher ma fragilité, il me fallait un peu de douceur, c’est ainsi qu’en cachette, je me goinfrais de bonbons » dit Lydie.
Révélateur de l’intime, de nos manques, de nos frustrations et de nos peurs, mais aussi de notre goût de vivre, l’addiction au sucre risque, à long terme, de devenir une redoutable drogue.
Manger sucré peut être est un moyen de s’octroyer la douceur manquant au quotidien, de lutter contre l’angoisse, la peur, l’insécurité ou la pression du monde extérieur.
Il est, pour certains, un procédé pour se remplir de tout : de ce que l’on n’a pas eu, de ce que l’on brigue et que l’on ne peut pas avoir, une façon aussi de dévorer la vie, de se remplir encore et encore.
Qu’est ce qu’une fringale de sucre ?
C’est une envie impérieuse d’un aliment sucré que l’on consomme en dehors des repas de façon répétitive. Cet engrenage est susceptible de générer à la longue une prise de poids importante.
Certaines personnes, que l’on appelle les carbohydrate cravers, y puisent une source de réconfort indéniable.
Les fringales sont souvent irrésistibles, avec une prédilection pour le chocolat, les confiseries, les gâteaux qui calment selon les modifications de l’humeur de la journée.
Elles sont aussi évoquées à propos de la dépression saisonnière qui consiste en un état dépressif débutant régulièrement en automne et disparaissant au printemps. Cet état se traduit par un ralentissement psychique, avec une grande fatigue, une augmentation du temps de sommeil, des envies de sucre et une prise de poids.
Et la pseudo-boulimie ?
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