Psychologie : Quand les ados se mutilent…
Adolescence rime bien souvent avec mal être et incompréhension de la part des parents. Ils pensent que les troubles de leur enfant disparaîtront seuls en vieillissant. Mais certains problèmes sont plus profonds et nécessitent une prise de conscience. La mutilation en fait parti.

Scarifications, brûlures et autres morsures caractérisent l’automutilation. Les adolescents et parfois de jeunes adultes se font consciemment mal. Eclaircissement sur cette pratique dangereuse.
Qu’est ce que l’automutilation ?
Depuis quelques années, des études ont montré l’augmentation du phénomène d’automutilation chez les adolescents et les jeunes adultes. Environ 10% des jeunes auraient recours à cette pratique. Il s’agit de s’infliger soi-même des blessures telles que des scarifications, des brûlures et même des morsures. Les adolescents ne font pas cela pour se faire remarquer.
Ils se cachent généralement dans leur chambre ou dans la salle de bain et prennent le plus grand soin à masquer ces marques. En effet, elles sont le reflet d’un immense mal être et celui qui se fait du mal sait que cela est étrange et ne souhaite donc pas que cela se sache.
Souvent liée à des troubles alimentaires tels que l’anorexie ou la boulimie, l’automutilation dénote une volonté de contrôler son corps et les changements qu’il subit. Pratiqué seul, c’est-à-dire sans autre trouble physique, cela peut signifier que l’adolescent n’assume pas les transformations qu’impliquent la puberté et tente de reprendre le contrôle sur ce corps qu’il ne comprend plus. Les boulimiques, mais surtout les anorexiques, développent une obsession pour le contrôle.
|