Complexes : apprendre à se réconcilier avec son corps
Tout le monde a des défauts. Mais alors que certains relativisent et les oublient facilement, pour d'autres cela tourne à l'obsession. Pourquoi une telle différence ?Comment se réconcilier avec son physique ?

Vous trouvez votre nez trop gros, vos seins trop petits ou vos jambes trop maigres ? Vous pensez à ce défaut quasiment tous les jours ? Vous vous interdisez certaines activités par peur de vous montrer ? Avoir une mauvaise image de soi peut devenir un vrai handicap social. Ce n'est pourtant pas une fatalité.
Tous complexés ?
Si l'on fait un petit sondage autour de soi, on s'apercevra que quasiment tout le monde est insatisfait d'une partie de son corps. Dans une société obnubilée par l'apparence et la jeunesse, difficile d'être complètement à l'aise avec son image dans le miroir ! Ne pas vieillir, ne pas prendre de poids, rester en forme sont des préoccupations permanentes, en particulier chez les femmes. Celles-ci sont en effet les plus touchées par cette pression exercée par la société. Des études ont d'ailleurs montré que 2/3 des françaises souhaitent perdre du poids, alors que, pour la plupart, leur Indice de Masse Corporelle (IMC) est normal.
Même si tout le monde se trouve des défauts, on ne parle vraiment de « complexes » (dans le langage courant, car le psychologue parlerait plutôt de manque d'estime de soi, le terme « complexe » désignant toute autre chose), que lorsqu'il y a un vrai décalage entre la réalité de la personne et sa perception d'elle-même. Une personne complexée focalise son attention sur un élément de son physique qu'elle juge particulièrement laid, et auquel elle a tendance à attribuer tous ses échecs.
Quand les complexes nous gâchent la vie
Un tel décalage chez une personne entre la réalité de son corps et sa perception provient en général d'une souffrance psychique plus profonde. La personne a une blessure narcissique qui s'est cristallisée sur une ou plusieurs parties de son corps. Il s'agit d'un manque d'estime de soi qui peut remonter à l'enfance. Dans les cas les plus graves, on parle de dysmorphophobie (la peur d'avoir une difformité). Le complexe devient alors vraiment handicapant car il empêche la personne d'aller de l'avant, d'aller vers les autres, de se faire des amis ou même de se présenter à un entretien d'embauche par exemple. Ce qui peut d’ailleurs entraîner une dépression.
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