Psychologie : sexe et complexes
Malgré la libéralisation des mœurs entamée avec les années 1968, et la chute de nombreux tabous et de certaines représentations sociales traditionnelles, des stéréotypes demeurent. Ils sont la source de complexes que la culture de l’image entretient…
De nos jours, les femmes comme les hommes sont fréquemment assaillis de clichés ou de publicités liés à l’image de soi. « Régime express », « crème anti-rides », « augmenter sa musculature » sont autant de mines d’or pour les industries que de sources de complexe chez les individus. Existe-il des complexes chez les deux sexes ? Comment faire face ?
Complexes : qu’est ce que c’est ?
Un complexe est une fausse représentation de sa personne causée par des souvenirs marquants. Cette mauvaise image de soi apparaît avec la puberté et plus rarement lors des crises de la quarantaine ou de la cinquantaine. Concernant les adolescents, 65% d’entre eux souffriraient de dysmorphophobie : c’est-à-dire qu’ils ne sont pas satisfaits de leur apparence. En effet, ce corps qu’ils pensaient connaître, se transforme peu à peu. L’apparition de la poitrine, des poils, les modifications de la voix, la barbe, l’acné, sont des phénomènes naturels qui provoquent chez l’adolescent une difficile acceptation de son « nouveau » corps.
C’est le regard des autres, le manque de confiance en soi qui provoquent l’émergence de ces complexes. Et l’apparition du sentiment amoureux lors de la puberté accentue considérablement leur impact. L’adolescent prend alors conscience que son corps ne répond pas aux critères de beauté imposés par les médias et la quête de l’âme sœur lui semble impossible à réaliser. Il n’a pas encore le recul d’un adulte pour se détacher de ce qu’il voit et ressent. Il extériorise ce manque de confiance en lui par des complexes, qui seront plus ou moins durables.
Chez les femmes : l‘apparence importe beaucoup
Comme en témoignent les tableaux, les photographies et les vidéos qui ont traversé les époques, les critères de beauté chez la femme n’ont cessé d’évoluer. Bien en chair au début du 19ème siècle, elle se doit d’être mince et hâlée au 21ème.
La notion d’accessoires a aussi un rôle important dans l’apparence féminine puisqu’il s’agit ici de séduire. Dès son plus jeune âge, on lui offre barrettes, trousses de maquillage et costumes. Les représentations se cristallisent également à travers les publicités, qui pullulent dans les rues et à la télévision. L’inadéquation qui existe, entre le modèle féminin imposé par la société et la réalité, est susceptible de provoquer de nombreux complexes chez les femmes. Ces normes de beauté sont considérées alors comme de véritables interdits à ne pas transcrire ou des objectifs à atteindre : l’obsession de la taille 36, les séances d’UV et crèmes auto-bronzante avant les vacances, les régimes après les fêtes, etc.
Certaines femmes se retrouvent alors emprisonnées dans une forme de dictature de l’image qui dérive malheureusement de plus en plus jusqu’à des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie).
Les complexes, au masculin
Bien que l’on pense souvent que seules les femmes sont touchées par les complexes, les hommes ne sont pas à l’abri. L’apparence, liée aux habitudes vestimentaires et aux normes de beauté, est rarement une source de complexes chez les hommes.
C’est donc moins le « paraître » qui compte que la façon de se comporter. Un homme, dans notre société, doit être quelqu’un d’ambitieux, de protecteur, de sportif, et il ne doit en aucune circonstance se mettre à pleurer ! Ces stéréotypes peuvent enfermer certains hommes, moins athlétiques ou plus renfermés, dans des complexes.
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