La confiance en soi Par Michèle Freud
Parents, entourage, école, tous les acteurs de notre enfance, jouent un rôle essentiel dans le renforcement et la construction de notre identité intérieure. Certains faits de vie (échec scolaire, erreur d’orientation, chômage, abandon, déracinement, etc..) sont susceptibles d’ébranler la confiance en soi. Au poids de l’environnement et du milieu social, s’ajoutent des causes plus psychiques : l’acceptation de soi et du corps dans une société qui assure la promotion de stéréotypes dont les critères sont la réussite, la beauté et la forme. Incontestablement, la façon dont nous vivons notre corps interfère dans le degré de confiance en soi.

Les manifestations d’altération de la confiance en soi sont susceptibles de s’exprimer à travers divers complexes comme :
• le complexe d’échec : le sujet projette sur l’avenir des obstacles qu’il juge infranchissables et, persuadé de la certitude de son échec, abandonne à la première difficulté,
• le complexe d’exclusion : il a le sentiment que personne ne l’aime, il éprouve un sentiment de rejet, d’abandon,
• le complexe de culpabilité : il se manifeste par le sentiment d’être en permanence fautif, de n’être pas en règle,
• le complexe d’infériorité : il s’agit d’une peur exagérée d’être ridicule, d’être l’objet de dérision, de ne pas se sentir à la hauteur avec une forte tendance à l’auto dévalorisation.
Quelquefois, ces complexes s’associent et se chevauchent.
On distingue cinq périodes sensibles au cours desquelles se développe l’affirmation de soi :
La première se situe à trois ans avec l’apparition du Je dans le langage et la phase du non avec des velléités de « faire tout seul »
La seconde se situe vers quatre ou cinq ans, avec la découverte du corps comme objet de curiosité et la définition de soi comme « être sexué. »
La troisième a lieu à la pré puberté, vers onze ans. Elle débute par ce que l’on appelle « l’âge ingrat » caractérisé par le refus d’être traité en enfant et un début de revendication contre les valeurs familiales.
Cette période est suivie vers quinze ans, après une accalmie passagère, par l’affirmation de soi pubertaire, période de protestation d’une libre disposition de soi, protestation face aux contraintes familiales, recherche de nouvelles identifications, affirmation de soi face à autrui, à l’autre sexe etc.
Vers dix sept- dix neuf ans, avec la fameuse « crise d’adolescence » débute une étape assez vindicative de mise en accusation des valeurs admises.
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