Nos croyances
J’aime comparer le corps humain, ou plutôt une conscience humaine éveillée, à une lampe en forme de sablier. La forme élargie de la lampe vers le haut nous projette vers ce qu’il y a l’extérieur de nous.
Nous pouvons en percevoir une partie par nos sens mais cet univers extérieur est tellement vaste, que nous ne pouvons ni le mesurer, ni le quantifier, ni même imaginer son ampleur.

Dans le même ordre d’idée, la forme élargie de la lampe vers le bas nous laisse entrevoir que ce qu’il y a à l’intérieur de nous. Cette dimension est également immensément grande, de sorte que nous en connaissons une partie mais nous n’avons aucune idée de l’ampleur de ce qui nous habite.
L’ouverture infinie vers notre monde intérieur engendre des émotions, des rêves, du désir, de l’espoir, des sentiments agréables mais elle crée également des peurs, des incertitudes, des inquiétudes, des déceptions, … et nous devons nous construire des points de repère pour nous aider à surmonter ces craintes, ces angoisses et ces peurs. Ces points de repère constituent nos croyances.
Ce sont des prémisses que nous avons acceptées avec ou sans preuve, qui deviennent les fondations sur lesquelles nos modèles de comportement sont formés.
Le corps humain est pour moi la plus grande merveille du monde. Il suscite encore, après des millions d’années d’existence, des débats quotidiens et des controverses.
Le corps humain est tellement complexe qu’il faut tout d’abord avoir l’humilité d’accepter qu’il y a très peu d’éléments de certitude quant à son fonctionnement.
Il y a beaucoup d’arguments de probabilité qui nous amènent à croire à certaines théories mais plusieurs théories qui étaient vraies dans le passé ne le sont plus aujourd’hui et plusieurs théories que nous croyons vraies en ce moment ne le seront peut-être plus d’ici quelques années.
Les croyances que nous préconisons ne font que nous aider à cheminer vers un but, à mieux comprendre certaines questions existentielles auxquelles nous ne pourrons jamais répondre, à donner un sens à notre vie et à surmonter certains obstacles.
Elles ont une part déterminante dans notre perception de la réalité : elles forment un filtre qui nous fait accepter certains faits et en refuser d’autres. Donc, en agissant comme un filtre de la réalité, nos croyances ont la remarquable caractéristique de se renforcer d’elles-mêmes. En ignorant ou en rejetant délibérément ou inconsciemment tout ce qui tendrait à nous démontrer qu’une de nos croyances n’est pas valide, nous constatons régulièrement et automatiquement tous les faits qui viennent la confirmer. Plus une croyance est forte, plus nous la considérons comme sacrée. Il nous est alors intolérable qu’elle soit attaquée ou contestée par autrui.
Les croyances peuvent avoir un rôle favorable, dynamisant, épanouissement ou au contraire constituer un frein à nos actions, générer des inconforts dans notre esprit, voire même saboter à notre insu certains de nos projets, nous empêchant d’atteindre nos objectifs.
Donc, rien ne vous empêche à tout moment de changer vos croyances lorsqu’elles ne vous font plus évoluer. Cependant, ce travail est difficile car les croyances d’une personne sont indissociables de son identité et de l’image qu’elle a d’elle-même.
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