Délire paranoïaque, place à la psychose
Dans son film Psychose de 1960, Alfred Hitchcock n’est pas loin de la réalité de cette maladie. Touchant plus particulièrement les hommes à partir de 35 ans, le délire paranoïaque est une psychose grave. La personne atteinte ne suit alors que son imagination, qui se veut malheureusement débordante et en dehors de la réalité…
Le délire paranoïaque est une véritable psychose : une personne atteinte de délire paranoïaque peut devenir très agressive. C’est pourquoi cette maladie doit être prise très au sérieux et rapidement diagnostiquée. Qu’est-ce que le délire paranoïaque ? Quelles sont ces manifestations ? Existe-il des traitements ?
Délire paranoïaque, une perception du monde particulière
Cette maladie psychiatrique se caractérise par un délire systématisé, inébranlable. À partir d’une situation, d’un comportement, d’un mot, le malade va se construire un délire personnalisé en cohérence avec sa perception du monde. Le sujet est alors méfiant, orgueilleux et susceptible. Il peut devenir agressif lorsqu’il s’imagine en danger.
Le délire paranoïaque peut parfois être difficile à remarquer chez les sujets souffrant de cette psychose. En effet, leurs facultés mentales ne sont pas altérées et parfois, ils peuvent se montrer très convaincant vis-à-vis de leur entourage. Il est d’ailleurs possible que ce dernier collabore entièrement avec le malade et rentre dans son délire.
Il existe certains traits particuliers du malade atteint de délire paranoïaque : une imagination débordante, l’interprétation de tous les faits et gestes souvent à tort, des hallucinations fréquentes.
Trois facettes possibles
Il existe en tout 3 grandes facettes du délire paranoïaque :
- Le délire de revendication : on l’appelle aussi le délire en réseau. Il se caractérise par le fait que le malade focalise sa paranoïa sur un thème précis. Ces thèmes sont liés à des revendications particulières : judiciaires (il entame des procédures judiciaires sans fin), de découvertes (le malade ne s’estime pas assez reconnu pour ce qu’il fait), de santé (le malade ne s’estime pas assez soigné pour une maladie imaginaire), et enfin métaphysique avec la construction de système religieux ou politiques complètement imaginaires). Ce premier type de délire peut aussi être caractérisé par un délire de jalousie ou l’érotomanie (le malade se pense profondément aimé par une autre personne qui bien sûr est supposée le savoir, il fera alors tout pour lui prouver son amour).
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