Dépendance comportementale : quand des éléments du quotidien deviennent obsessio
Les psychologues parlent de plus en plus de dépendances ou d’addictions comportementales. Les émissions de télévision en font d’ailleurs leurs choux gras. Combien de fois ne nous ont-elles pas proposé des programmes montrant la vie d’un adolescent posté 24h/24h devant son ordinateur ou d’une femme ne pouvant réfréner ses achats compulsifs ?
Bien qu’elles semblent moins nocives qu’une drogue à proprement parler, les dépendances comportementales peuvent induire des troubles psychologiques et sociaux très handicapants. Eclaircissement sur ces « nouvelles » drogues.
Qu’est ce qu’une dépendance comportementale ?
La dépendance comportementale peut être assimilée à une addiction à une drogue dans le sens où elle monopolise l’esprit et la vie d’un individu.
Le corps humain produit plusieurs molécules qui conditionnent un sentiment de satisfaction voire de plaisir ou de jouissance. Ainsi, un individu peut chercher à augmenter leur production par l’ingestion de produits ou par certains comportements. En effet, certaines situations peuvent induire la production d’hormones. Un exemple simple est celui du saut à l’élastique. Il provoque une montée d’adrénaline formidable à laquelle certaines personnes peuvent devenir dépendantes. Elles vont ainsi tenter de se replacer constamment dans les conditions qui permettent de recréer l’émotion qu’elles ont ressentie. Ainsi, des comportements sont considérés comme source de plaisir par le cerveau. Et, consciemment ou inconsciemment, l’individu va tout faire pour reproduire ce plaisir.
A priori, n’importe qui peut être atteint d’une dépendance comportementale. Mais la personne présente généralement une faiblesse psychique qu’elle va chercher à combler. Ainsi, une période de stress intense ou de dépression vont générer une volonté de compensation. Lorsqu’un comportement permet de limiter voire de supprimer ces symptômes désagréables, il peut devenir une sorte de drogue contre le mal être. En effet, chez un individu sans problème particulier, un comportement excessif le comblera mais il sera vite lassé et reprendra sa routine. Mais lorsque la routine implique de se sentir mal dans sa peau ou dans sa vie, le comportement sera sans cesse répété. Ainsi, les adolescents sont particulièrement fragiles de ce point de vue. Ils assument mal leur croissance et se sentent parfois rejetés. Ils peuvent alors se réfugier dans un comportement dépendant.
Les différentes dépendances comportementales
Les adolescents, nous l’avons vu, sont très sensibles aux dépendances comportementales. Le plus souvent, ils tombent dans ce qu’on appelle la cyberdépendance. Aujourd’hui, les individus « naissent » avec un ordinateur et Internet. Ils les ressentent comme une sécurisation parce que c’est un domaine qu’ils maîtrisent totalement. Alors qu’ils ont l’impression que leur vie « réelle » leur échappe complètement, les adolescents peuvent se construire une sorte de 2ème vie virtuelle sur leur ordinateur. Il peut devenir très difficile de les en sortir !
Mais en ce qui concerne le jeu, les plus jeunes ne sont pas les seuls à devenir accros. En effet, nombre d’adultes reconnaissent une addiction aux jeux et spécialement aux jeux d’argent. Une telle dépendance provoque des sensations d’excitation intense et de bien-être que l’on apparente parfois aux effets de la cocaïne. L’individu s’engage alors dans un cercle infernal dont les effets peuvent être dramatiques notamment pour ses finances.
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