Psychologie : La dépendance en questions
La dépendance physique se traduit par des signes provoqués par l’arrêt de l’usage des produits : l’angoisse, l’anxiété, l’irritabilité sont accompagnés de tremblements en cas de sevrage brutal d’une consommation alcoolique par exemple. L’arrêt brutal de la consommation excessive d’opiacés peut être à l’origine de douleurs, et des convulsions peuvent survenir dans le cas d’un sevrage aux benzodiazéprines ou barbituriques.
Comment y remédier ?
Afin d’obtenir un sevrage efficace et durable, il est souvent nécessaire d’avoir recours à une aide médicale. Celle-ci s’appuie sur un soutien psychologique et dans certains cas, sur un traitement médicamenteux adapté. Celui-ci permet de pallier les effets secondaires du sevrage de la substance en cause (traitement du syndrome de sevrage alcoolique par du Valium par exemple, anxiolytiques, antalgiques), et un traitement substitutif de la substance psycho-active à l’origine de la dépendance peut être mis en place : c’est le cas dans le sevrage d’une toxicomanie aux opiacés, dans le sevrage alcoolique ou tabagique.
Le traitement permet ainsi la reprise progressive d’une vie quotidienne normale, même si les rechutes ne sont pas à exclure : un suivi au long cours et plusieurs tentatives de sevrage peuvent être nécessaires pour aboutir à une guérison complète. Le suivi médical peut être effectué en ville, par un médecin spécialisé en addictologie ou un médecin généraliste, et certains hôpitaux possèdent des structures d’addictologie permettant une hospitalisation dans le cadre d’un sevrage.
Parfois, la dépendance peut s’installer vis-à-vis de plusieurs produits, en cas de polyconsommation (alcool et cannabis, héroïne, cocaïne). Dans ce cas, les effets sur la santé sont souvent plus graves car cumulés. Les jeunes sont les plus touchés par ce phénomène, c’est pourquoi l’accent doit être mis sur la prévention pour prévenir des dangers de la consommation régulière de ces substances.
Elodie Le Royer
(Validé par le Dr Frédéric Amarger)
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