Dépression : tous égaux ?
Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à être suivie pour dépression. D'où vient cette différence ? Pourquoi sont-elles plus vulnérables que les hommes par rapport à cette maladie ? Qu'en est-il de la dépression masculine ?

La dépression est vue encore aujourd'hui comme une maladie féminine. Même si les femmes sont effectivement plus touchées, il ne faudrait pas que ce cliché empêche les hommes d'être à l'écoute de leurs difficultés et de leur mal-être.
Les femmes, deux fois plus touchées que les hommes
La dépression est l'une des maladies psychologiques les plus fréquentes en France, chez les hommes comme chez les femmes. Malgré tout, les chiffres montrent que les femmes sont presque deux fois plus touchées que les hommes. Une femme sur cinq aura affaire à cette maladie au moins une fois dans sa vie, contre un homme sur dix.
Pourquoi de telles différences ?
La première chose qui explique cette différence est que les femmes consultent plus facilement un médecin en cas de trouble de l'humeur. Il est probable que les hommes soient plus touchés que ce que laissent supposer les chiffres, mais ces derniers sont moins enclins à consulter un professionnel de santé car il s’agit pour eux, à tort, d’un aveu de faiblesse.
Par ailleurs, il semblerait que les femmes aient une vulnérabilité biologique à la dépression, vulnérabilité qui serait due aux changements hormonaux qui ont lieu tout au long de leur vie. Certains moments du cycle menstruel, mais surtout la grossesse, l'après-grossesse (post-partum) et la ménopause sont en effet des périodes de fragilité psychologique qui peuvent favoriser l'apparition d'une dépression.
En outre, des difficultés sociales typiquement féminines peuvent être mises en cause : les problèmes d'insertion professionnelle (plus importants que chez les hommes), la conciliation de la vie familiale et professionnelle, le statut de femme au foyer qui est parfois dévalorisé et ne favorise pas une bonne estime de soi.
Enfin, il est vrai que l'espérance de vie des femmes est plus longue que celles des hommes, et qu'elles sont donc plus nombreuses à connaître le veuvage et le vieillissement dans la solitude.
Or, on sait que la vie de couple protège de la dépression.
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