Mythomanie : quand mentir devient maladif
Qu’il peut être jouissif de mentir pour transformer la réalité l’espace d’un instant, histoire se donner une contenance et de susciter l’admiration des autres !
Sauf lorsque cela devient récurrent et fait partie intégrante du quotidien, il s’agit là d’une véritable pathologie appelée mythomanie. Explications sur les symptômes, causes et traitements de ce trouble de la personnalité.

« Prendre ses rêves pour des réalités »… ce proverbe peut devenir pour certaines personnes une habitude, un travers comportemental.
Nombreux sont les hommes et les femmes qui aiment galvauder la vérité. Quelle est la différence entre le mensonge, même récurrent et la mythomanie ? Qui est concerné par ce trouble psychologique ?
Mythomanie : au delà du simple mensonge, comment la traiter ?
Le terme mythomanie fut élaboré par le Dr Dupré en 1905.
La mythomanie se caractérise comme une tendance pathologique à mentir sans en avoir véritablement conscience, contrairement au simple menteur. Ce besoin irrépressible de fabuler, d’inventer des récits imaginaires et de transformer la vérité rend le mythomane incapable de faire la différence entre la réalité et ce qui découle de son imagination.
Le but du mythomane n’est pas de tromper son entourage mais plutôt de se créer une autre vie pour fuir la réalité ainsi que l’existence qui est la leur. Le Dr Dupré a défini 4 types de mythomanie :
• La maligne : liée à un complexe d’infériorité qu’il faut alors compenser
• La vaniteuse : lorsque le mythomane cherche à se mettre en valeur sans arrêt
• L’errante : le mythomane ment continuellement pour fuir à tout prix
• La perverse : l’escroquerie est l’ultime but
Le mythomane ment le plus souvent parce qu’il craint que le regard des autres ne change s’ils apprenaient la vérité.
L’objectif est alors de se mettre en valeur ou bien de se faire plaindre (témoin de scènes dramatiques, personne qui se dit guérie d’une maladie grave, etc.).
Le mythomane a besoin que les autres croient à ses mensonges pour y croire lui-même. Les spécialistes définissent la mythomanie comme un véritable déséquilibre, allant de la simple maladie à un trouble symptomatique d’une névrose ou d’une psychose.
Le plus souvent, la mythomanie survient à la suite d’un choc émotionnel (un deuil mal vécu, une séparation douloureuse, un échec professionnel, etc.). S’inventer une autre vie peut atténuer la souffrance et rendre la réalité plus supportable.
Qui est concerné par la mythomanie ?
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