Mythomanie : quand mentir devient maladif
Tout le monde peut un jour souffrir de mythomanie. Cependant, on peut noter que ce phénomène est très répandu durant l’enfance et la préadolescence. Les enfants et ados ont tendance à inventer des histoires et à se mettre à croire ce qu’il raconte, sans pour autant que cela soit intentionnel. Mentir permet soit de se mettre en valeur soit d’éviter les conflits familiaux…
Ce n’est que lorsque que cette tendance persiste après l’adolescence que l’on peut considérer le mensonge comme un trouble du comportement.
Reconnaître et traiter la mythomanie
Il est bien souvent difficile de détecter une mythomanie, tant les mensonges sont bien ficelés et se rapprochent de la réalité. A cela s’ajoute le fait qu’un mythomane ne se sent jamais malade et peut même réagir en trouvant d’autres mensonges pour protéger « sa réalité », celle qu’il s’est créée. Dans certains cas, être confronté à la réalité peut déstabiliser un mythomane et le rendre nerveux voire agressif et violent.
La mythomanie peut devenir véritablement handicapante dans la vie sociale. A force de se créer un monde parallèle, le mythomane se déconnecte progressivement de la réalité, et peut nuire à son entourage ainsi qu’à ses relations avec les autres (travail, amis, famille).
Il est rare que le mythomane avoue son trouble. C’est alors à l’entourage d’en prendre conscience et de le convaincre de consulter un spécialiste.
Le mythomane doit alors consulter impérativement un psychiatre afin de réaliser une analyse psychiatrique, sous forme de psychothérapie, parfois associée à des anxiolytiques.
Cela permet au mythomane de retrouver les causes de son trouble et de chercher des solutions pour modifier son comportement.
La mythomanie est surtout difficile à vivre pour l’entourage. Quelle attitude faut-il adopter ? Laisser le mythomane fabuler ou bien s’opposer à ses mensonges et lui montrer que personne n’est dupe ? Les avis de spécialistes divergent sur ce point.
Une chose est sûre : il est important d’aider le mythomane à prendre subtilement conscience de son problème et de le soutenir par la suite dans son processus de guérison.
Emilie Lefèvre
Validé par le Dr Frédéric Amarger
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