Trouble bipolaire : entre euphorie et profonde dépression
• La phase dépressive : elle est définie par des troubles que l’on retrouve dans les dépressions classiques mais de façon plus marquée chez le patient maniaco-dépressif profonde et constante tristesse, perte de l’estime de soi, troubles du sommeil et de l’appétit, difficultés de concentration, pensées suicidaires, anhédonie, baisse de la libido etc.
Le patient peut présenter une forme majeure de dépression qui est la mélancolie. Les psychiatres utilisent ce terme commun de mélancolie pour désigner une forme psychotique de dépression avec des idées délirantes de culpabilité, de dépréciation, de damnation, de ruine, il y a alors un risque suicidaire majeur.
• La phase euphorique ou maniaque : elle se traduit par une incroyable énergie, une envie débordante de faire des projets, une bonne confiance en soi, une joie démesurée en comparaison des évènements, aucune fatigue malgré le manque de sommeil, une augmentation de l’appétit sans pour autant prendre de poids ainsi qu’un débit verbal fortement accéléré. Bien sûr, à cela s’ajoute une totale déshinibition, un désir sexuel décuplé, et l’apparition de quelques addictions (shopping, jeux). Certains patient bipolaires peuvent également devenir provocateurs voire agressifs.
Les spécialistes soulignent d’ailleurs que les saisons pourraient jouer un rôle déclencheur : la phase dépressive apparaît le plus souvent en hiver la phase maniaque en été…
Il peut aussi arriver qu’un patient souffre d’un état mixte, c'est-à-dire d’une alternance de symptômes dépressifs et maniaques au cours de la même phase. Pire encore : certains patients entrent dans des états psychotiques avec des hallucinations, des bouffées délirantes en perdant tout contact avec la réalité (comme dans la schizophrénie).
Quelle est l’origine du trouble bipolaire ?
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